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L'alimentation du cochon d'Inde

02/01/2026 (modifié le 02/01/2026) Conseils du vétérinaire
L'alimentation du cochon d'Inde

PARTICULARITÉS : L’ALIMENTATION DU COCHON D’INDE

Par Sylvie Geiger, Docteur Vétérinaire, pour Chezmonveto


Chaque espèce a des caractéristiques physiologiques propres qui influencent directement son régime alimentaire. Le cochon d’Inde (Cavia porcellus) est un rongeur herbivore strict, monogastrique simple, qui se nourrit d’une grande variété de légumes, de fruits et de verdure.

Contrairement au hamster, il ne possède pas de bajoues et son estomac a une capacité réduite. Il passe donc beaucoup de temps à manger et grignoter (42 % de son temps) et a en permanence une bouillie alimentaire dans la bouche. Les repas devront lui être proposés en 2 ou 3 fois par jour minimum.

Le cochon d’Inde est une espèce néophobe, c’est-à-dire qu’il n’aime pas beaucoup la nouveauté. Il faudra donc lui proposer des choses différentes dès son plus jeune âge pour l’habituer et proposer les nouveaux aliments plusieurs fois en petite quantité avant qu’il ne les goûte. Il faudra également faire attention à ses habitudes d’abreuvement et à son environnement et éviter tout changement brutal. Par exemple, avant de changer une gamelle d’eau par un biberon, il faudra lui laisser le biberon quelque temps et s’assurer qu’il l’utilise avant de supprimer la gamelle d’eau. Il a besoin d’un apport hydrique de 100 mL/kg / jour.

Le cochon d’Inde produit une centaine de crottes par jour, elles sont de forme régulière et fermes. N’oubliez pas de surveiller leur aspect et leur quantité, une modification de quantité ou d’aspect peut être un signal d’alerte sur la santé digestive de votre compagnon. Le cochon d’Inde est également coprophage, c’est-à-dire qu’il avale une partie de ses crottes, directement à l’anus. Cela lui permet une meilleure assimilation de certains nutriments comme les vitamines B et K et un renouvellement de la flore bactérienne.

❖  Foin (ou herbe) obligatoire !

Le cochon d’Inde est un aradiculaire hypsodonte, c’est-à-dire que ses dents n’ont pas de racines anatomiques et qu’elles croissent en continu tout au long de sa vie. Elles sont adaptées à la découpe et au broyage des végétaux. L’herbe ou le foin grossier, riche en cellulose est un aliment obligatoire pour les cochons d’Inde. Le foin est abrasif et faible en calories, de plus, les fibres qu’il contient permettent de maintenir le transit intestinal. Il faut laisser au cochon d’inde du foin à volonté, il en ingère chaque jour l’équivalent de la moitié de son poids. Pour choisir du foin, il faut prendre un foin odorant, vert, peu poussiéreux. Attention au foin de luzerne, riche en calcium. Il est recommandé durant la gestation, la lactation ou la croissance, mais en dehors de ces périodes, il peut accroître le risque de calculs urinaires. N’oubliez pas de retirer le foin non consommé, mouillé ou souillé.

❖  Apport de Vitamine C vital !

Le cochon d’Inde, tout comme l’humain, n’est pas capable de synthétiser la vitamine C, il doit donc en consommer dans son alimentation. Ses besoins sont de 10-20 mg/ kg/ jour et peuvent être triplés lors des phases de croissance, gestation, lactation ou convalescence. La vitamine C a un rôle important dans la croissance musculaire, articulaire, dans la lutte contre les infections et la thermorégulation. Si le cochon d’Inde n’en consomme pas ou en trop faible quantité, il devient rapidement malade. Il est important d’en donner quotidiennement. On en trouve dans les fruits et légumes frais, sous forme de gouttes à mettre dans l’eau de boisson, en comprimés à croquer et dans les granulés supplémentés.

❖  Verdure bienvenue !

Les cochons d’Inde sont des animaux gourmands, en leur donnant une ration ménagère à base de fruits et légumes variés, outre de leur apporter des bienfaits nutritionnels, vous leur garantissez un plaisir important. Il faudra prendre garde cependant aux plantes riches en calcium ou en acide oxalique (fanes de navets, blettes…) qui peuvent entraîner des problèmes urinaires ou trop sucrées (betteraves) surtout chez les cochons d’inde en surpoids. Attention également aux plantes toxiques (ail, oignons, poireaux…).

Les légumes et fruits non consommés doivent être retirés tous les jours. Quand vous introduisez un nouvel aliment, faites-le de manière progressive en commençant par une petite quantité. Il est conseillé de donner entre 100 et 200 g de fruits et légumes frais par jour.

Exemples de fruits, légumes et verdure pouvant être donnés quotidiennement : concombres, courgettes, pissenlits, plantain, aubergine, poivrons rouges et verts, fenouil, radis, fraises, framboises, kiwis, abricots, coings, herbe, menthe…

❖  Granulés avec modération

Les granulés (ou extrudés) sont souvent riches en vitamine C et permettent un apport complémentaire, cependant il n’est pas recommandé de laisser les granulés à volonté. En effet, les cochons d’Inde peuvent être sujets à l’obésité, ce qui peut entraîner des problèmes métaboliques. La consommation de granulés ne permet pas non plus une mastication efficace pour l’usure des dents.

Les granulés ne peuvent en aucun cas remplacer le foin. Pour les adultes, il est recommandé de peser les granulés et de ne donner que 2-3 % du poids du cochon d’Inde par jour.

Les mélanges de graines ne sont pas conseillés car souvent les cochons d’Inde vont choisir les graines les plus grasses et délaisser les autres.

Afin de garantir une bonne santé de votre compagnon, n’oubliez pas non plus de changer régulièrement la litière, de changer l’eau quotidiennement, de retirer les aliments non consommés.

Enfin pour son bien-être, n’oubliez pas que ces recommandations s’appliquent au pluriel ! Le cochon d’Inde ne s’épanouira qu’en présence de congénères, c’est une espèce grégaire. Demandez conseil à votre vétérinaire.


Pour les kids :

Sais-tu que les cochons d’Inde ont 12 vocalises différentes décrites : gloussement, ronronnement, bruit, sifflement long, couinement, cri, piaillement, gargouillement, grondement, claquement de dents, gémissement. Sauras-tu les reconnaître et les imiter ?


Site internet à consulter pour varier l’apport en légumes et fruits :

Liste des fruits et légumes pour le cochon d'Inde

Attention aux tiques
Attention aux tiques

06/03/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Les tiques piquent mais pas de panique !Par Audrey Hervey, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoAvec des conditions de température et d’humidité favorables, le printemps et l’automne sont les deux saisons les plus propices à l’activité des tiques dans les sous-bois et... dans notre environnement proche ! À noter que plus d’un quart des piqûres de tiques ont lieu dans les jardins des particuliers, selon les données de CITIQUE*.Les tiques se nourrissent du sang de l'animal ou de la personne qu'elles parasitent. À cette occasion, elles peuvent transmettre des agents pathogènes, comme ceux responsables de la maladie de Lyme. Le taux de tiques porteuses d’agents pathogènes dépend de la zone  géographique considérée et peut varier de 5 à 30 %.❖ Les différentes espèces de tiquesLes tiques sont des acariens. La larve de tique a seulement six pattes tandis que les stades nymphe et adulte en comptent huit. 900  espèces de tiques sont recensées dans le monde. Environ quarante d’entre elles se rencontrent en Europe et seules quelques-unes piquent les humains.Les tiques Ixodes ricinus (impliquées dans la transmission de la maladie de Lyme) sont les plus répandues, partout en France. Elles vivent dans des zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains.❖ Les maladies à tiques des chiens➢ La piroplasmose (ou babésiose)➢ L'ehrlichiose et les anaplasmoses sont des maladies bactériennes➢ La borréliose (appelée en médecine humaine maladie de Lyme)➢ L'hépatozoonose, maladie parasitaire rare en France, est contractée via l’ingestion d'une tique ❖ Les maladies à tiques des chatsLes tiques peuvent transmettre la piroplasmose aux chats, ainsi que l'ehrlichiose et l'anaplasmose, mais il est exceptionnel que ces agents infectieux soient à l'origine d'une véritable maladie, sauf en cas d’immunodépression.❖ Les maladies à tiques chez les chevaux A écouter : les podcasts « Piro-like » (Part. 1 à 5) de Santé Cheval par Epona Vet❖ Prévention➢ Eviter les promenades dans les environnements favorables aux tiques (herbes hautes, bois, lisières de forêts)➢ Inspecter votre animal au retour de la promenade (tête, cou, plis de l’aine, pattes, aisselles, oreilles notamment)➢ Traiter votre animal avec des insecticides/acaricides de façon régulière. De nombreux produits sont disponibles chez votre vétérinaire (colliers, sprays, pipettes, comprimés, etc.).Attention : lire attentivement la notice avant usage. Certaines molécules (pyréthrinoïdes) sont très toxiques pour les chats !❖ Une tique est fixée, que faire ?➢ Agir rapidement (< 24h) car la probabilité de transmission d’agents pathogènes augmente avec le temps de fixation sur l’animal ou l’humain➢ Retirer les tiques avec un tire-tique (crochet spécial). Ne pas utiliser les doigts, ni une pince à épiler, ni mettre d'éther, ni brûler la tique : toutes ces manipulations peuvent favoriser le passage des agents pathogènes dans le sang de votre animal➢ La morsure de tique en elle-même est sans grande conséquence. Un antiseptique peut être appliqué après avoir retiré la tique➢ Surveiller l’état général de la personne ou de l’animal mordu durant plusieurs semaines Question curieuse : Puis-je participer à la lutte contre les maladies transmises par les tiques ?• CITIQUE* est un programme multi-partenarial de recherche participative pour mieux connaitre l’écologie des tiques et des agents infectieux qu’elles transmettent. Le programme cherche également à améliorer la prévention.Ne jetez pas la tique ! Signalez votre piqûre (ou celle de votre animal) soit sur l’application gratuite smartphone « Signalement TIQUE », soit via internet ou via le formulaire papier de signalement. Après avoir signalé la piqûre, vous pouvez envoyer la tique piqueuse par la poste (site internet ci- dessous).• PiroGoTick est un projet de recherche participative auquel tout détenteur d’un ou plusieurs équidés peut participer (site internet ci-dessous).Pour les Kids : Le sais-tu ?- La tique injecte un anesthésique local dans la peau au moment de la morsure. Sa fixation est indolore et passe inaperçue : il faut donc avoir l’œil !- L’aspect d’un téton peut faire penser au corps d’une tique plantée sur l’abdomen et il arrive que des personnes tirent dessus et l’abîment, pensant retirer le parasite ! Rappel : les chiens ont 5 paires de mamelles, soit 10 mamelons. Les chats ont 4 paires de mamelles : deux paires thoraciques et deux paires abdominales. Dans chaque espèce, certains individus peuvent avoir des mamelons surnuméraires, ou, au contraire, des mamelons manquants.Pour en savoir plus- Le programme CiTIQUE : https://www.citique.fr/- Le projet de recherche PiroGoTick : voir la page Facebook ; https://www6.inrae.fr/pirogotick- Site de l’ESCCAP France :Fiche sur les tiques du chien et de chat : https://www.esccap.fr/arthropodes/tiques-risques-maladie-chien-chat.htmlFiche sur la piroplasmose : https://www.esccap.fr/maladies-vectorielles/piroplasmose-babesiose.htmlFiche « Nos recommandations » : https://www.esccap.fr/nos-recommandations-contre-les-parasites/546-printemps-c-est-le-moment-de-renforcer-la-vigilance-contre-les-tiques.html- Vidéo (en anglais) qui explique comment la tique (Ixodes ricinus) cherche une personne (ou un animal) et comment elle s’y prend pour piquer : https://youtu.be/_IoOJu2_FKE- Podcasts de Santé Cheval par Epona Vet : https://eponavet.fr/podcast/RéférencesSites internet cités dans cette fiche conseils.

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Prendre soin de votre poule
Prendre soin de votre poule

11/02/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre poulePar Lauriane DEVAUX, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoDepuis quelques années, la poule a le vent en poupe et elle colonise les jardins à la campagne comme en ville.Facilement apprivoisable et attachante, la poule est le nouveau NAC(1) (Nouveaux Animaux de Compagnie) de cette décennie. Habituellement achetée en jardinerie, de plus en plus de poules réformées des élevages intensifs font l’objet de sauvetage en vue d’une retraite paisible dans les poulaillers familiaux. Au-delà de l’envie de l’avoir dans le jardin, l’acquisition de cette volaille productrice d’œufs est souvent justifiée par le désir d’une alimentation plus saine et du développement d’une certaine autosuffisance.❖ Comportement et environnementLes poules vivent en groupes hiérarchisés afin de garantir leur sécurité : la survie du groupe est dépendante de la bonne santé des individus qui le composent. Si un membre du groupe est malade, il représente un danger pour les autres. L’individu dominant peut alors faire preuve d’agressivité envers la poule jugée plus faible ou malade, allant du simple picage à la mise à mort. Il est donc nécessaire d’être vigilant vis-à-vis de ces comportements, et de séparer les individus plus faibles afin de les soigner et de ne les réintroduire dans le groupe qu’une fois rétablis. La hiérarchie est souvent remise en cause, notamment lors d’une nouvelle introduction ou lors de la mort d’un membre du groupe. Les poules communiquent entre elles grâce à tout un panel de vocalises pouvant exprimer une émotion, de la curiosité, un intérêt quelconque, pour appeler un/une congénère, pour alerter le groupe ou faire part d’un danger. L’observation de vos poules vous permettra à la longue de reconnaitre ces sons et de mieux les comprendre.Pour des raisons sanitaires et de bien-être animal, le lieu de vie des poules doit répondre à certains critères indispensables : offrir un espace suffisant, permettre le contrôle des paramètres d’ambiance, être facilement accessible pour faciliter le nettoyage et être adapté aux besoins spécifiques de la poule pour prévenir les maladies. L’espace de vie est séparé en deux, une zone intérieure (le poulailler) pour permettre à la poule de s’abriter, de se reposer, de se percher et de dormir, et une zone extérieure pour lui permettre d’avoir une activité physique.Idéalement, le poulailler doit être équipé de perchoirs en bois placés à environ 50 cm du sol, de pondoirs installés dans la partie la plus sombre du poulailler (2 pondoirs pour 4 poules). L’espace doit être adapté au nombre de poules pour limiter les sources de stress et d’agressivité et pour des raisons hygiéniques. Un sol facile à nettoyer et désinfecter, comme le bois ou le béton, est préférable. Enfin, la présence d’un système de ventilation (volets, grilles d’aération...) permettra d’avoir un certain contrôle de la température et de la qualité de l’air en cas de besoin.La partie extérieure doit offrir au minimum une surface de 4m² par poule, idéalement enherbée, et offrir des zones d’ombres et des abris pour se protéger des attaques de prédateurs tels que les rapaces.La présence d’un bain de sable est également importante pour leur confort. Le point d’eau et l’aire d’alimentation doivent être le moins possible accessible aux oiseaux sauvages.❖ Particularités physiologiquesLa poule a une espérance de vie de 10 à 12 ans en moyenne. Il existe de nombreuses races de poules aux gabarits très variés, allant de quelques centaines de grammes jusqu’à 4-5 kg.C’est un oiseau omnivore aux besoins énergétiques importants, principalement fournis par des glucides et des matières grasses. La ration doit être composée d’un aliment complet équilibré sous forme de granulés, éventuellement complétée par un mélange de graines distribué 2 à 3 fois par semaines, et par de la verdure ou des crudités, source d’enrichissement environnemental. La distribution de « restes de tables » impropres à la consommation humaine est vivement déconseillée.Une source de calcium complémentaire doit aussi être proposée en période de ponte, ainsi que des particules minérales non solubles, appelée grit, qui doit aider la poule dans sa digestion.❖ Médecine préventiveL’utilisation de médicaments pour prévenir ou traiter des maladies parasitaires est vivement déconseillée sans l’avis d’un vétérinaire. En effet, des résidus de ces médicaments peuvent se retrouver dans les œufs ou dans les muscles de la poule, et leur consommation peut entraîner des répercussions sur la santé humaine. Seuls quelques médicaments sont autorisés chez ces animaux producteurs de denrées et leur utilisation nécessitent parfois la mise en place de temps d’attente avant de pouvoir consommer de nouveau leurs produits (œuf, viande).❖ ReproductionLa poule commence à produire des œufs dès 18 semaines, mais en l’absence d’un coq ils ne seront pas fécondés. La poule n’ira alors pas les couver, à l’exception de certaines races, comme la poule Soie, qui sont prédisposées aux couvades (fait de couver un œuf non fécondé). La stérilisation de la poule et du coq est difficile en pratique et est rarement dans l’intérêt de l’animal, elle est donc en pratique très peu réalisée.Question curieuse : Qu’est-ce que la grippe aviaire ?La grippe aviaire est une zoonose grave et contagieuse causée par un virus porté par les oiseaux. Les risques de contamination des volailles d’élevage sont les plus importants lorsque les oiseaux sauvages migrateurs transitent par la France (dans l’ouest principalement) : en automne, lorsqu’ils s’envolent vers des pays plus au Sud, et au printemps lorsqu’ils reviennent en Europe. La contamination entre les oiseaux se fait par les fientes et les migrateurs peuvent disséminer le virus et créer de nouveaux foyers le long des couloirs de migration rien qu’en volant au-dessus d’un élevage ou d’un poulailler. Il est donc conseillé de confiner les poules et les autres volailles domestiques pendant ces périodes afin de les protéger de toute contamination.Pour les Kids : Le sais-tu ?- Une poule pond un œuf en moyenne toute les 26h et elle n’a pas besoin de la présence d’un coq. La formation d’un œuf demande beaucoup d’énergie, elle a donc besoin d’une alimentation riche et équilibrée, de se sentir en sécurité, d’être en bonne santé et que le climat soit propice pour pondre. En cas de stress ou de maladie, la poule peut s’arrêter de pondre.- En période de ponte, la poule a besoin de grosses quantités de calcium pour la synthèse de la coquille, il est donc important d’en apporter dans sa ration : coquillages pilés, coquilles d’œuf réduites en morceaux, aliment complet... Lorsqu’elles n’en ont pas assez (carences), elles peuvent pondre des œufs mous ou difformes et cela peut conduire à une rétention d’œuf. Dans ce dernier cas, une prise en charge chez le vétérinaire est souvent indispensable pour la sauver.- Une à deux fois par an, la poule refait l’intégralité de son plumage : c’est la mue. C’est une période qui lui demande beaucoup d’énergie, elle s’arrête donc de pondre et a besoin d’une alimentation riche et bien équilibrée pour rester en bonne santé.(1) L’acronyme NAC regroupe des petits mammifères, des reptiles, des poissons, des oiseaux, etc.RéférencesGREENACRE CB, MORISHITA TY. Backyard Poultry Medicine and Surgery, A Guide for Veterinary Practitioners. Ames, Wiley Blackwell, 2015 : 345p

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L'arthrose chez le chien et le chat
L'arthrose chez le chien et le chat

06/01/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Qu’est-ce que l’arthrose ?Par Audrey Hervey, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoC’est une maladie articulaire chronique, évolutive et irréversible fréquente, observée chez 40% des animaux âgés (mais aussi chez les plus jeunes). Elle se traduit par une dégénérescence du cartilage qui enrobe l’extrémité des os, réduisant ainsi la mobilité de l’articulation concernée. Stopper son évolution est impossible, mais il est important de savoir détecter les signes précoces afin de freiner sa progression.❖ Quels sont les facteurs prédisposants ?A mesure que les animaux vieillissent, la probabilité qu’ils souffrent d’arthrose augmente, mais d’autres facteurs entrent en cause dans ce phénomène : l’obésité, l’alimentation inadaptée, la génétique, les traumatismes ultérieurs (fractures, problèmes musculaires, tendineux, maladies...), l’exercice trop intensif pendant la croissance, les anomalies génétiques et la race (les chiens de grandes tailles ou lourds sont plus susceptibles d’être atteints d’arthrose, mais aussi les petits chiens avec des luxations des rotules par exemple).❖ Mon animal souffre-t-il d’arthrose ?Des signes montrant que votre animal a des rhumatismes peuvent vous alerter et vous conduire à aller consulter. Par exemple : une boiterie après un effort au début de la maladie puis au réveil, une gêne quand vous le touchez, il court moins, il parait « raide », n’arrive plus à monter sur le canapé ou emprunter les escaliers, se lèche ou se mordille des parties spécifiques du corps, il mange moins, dort plus, joue moins. Il peut haleter aussi ou être plus agité, devenir grincheux. Les chats ne sauteront plus sur les meubles, urineront parfois à côté de la litière, ne chasseront plus et feront moins leurs toilettes (aspect négligé).En manipulant les articulations de votre animal, l’examen clinique mettra en évidence les raideurs, les douleurs ou les craquements. Des radiographies permettront d’évaluer le stade de l’arthrose et de savoir quel traitement instaurer. Pour les grandes races prédisposées, il est utile de dépister précocement les défauts articulaires afin d’anticiper et parfois de traiter avant que le stade ne soit trop avancé.Aucune douleur n’est normale ; si vous repérez des signes de douleur, c’est qu’elle dépasse celle que nous serions en mesure de supporter, donc n’hésitez pas à consulter. ❖ Quels traitements ?Un des points importants du traitement consiste à réduire l’inflammation : des antiinflammatoires pourront être prescrit en cures ou en continu en fonction de l’état général de votre animal et du stade de la maladie (lors de traitements au long de terme, il convient de vérifier le bon fonctionnement des organes internes afin de déterminer le traitement le mieux toléré).Il existe cependant d’autres thérapies qui aideront à réduire considérablement la dégénérescence et la douleur : les chondro-protecteurs administrés quotidiennement, une alimentation spécifique pour le bien être articulaire et pour éviter le surpoids, l’huile de chanvre, la physiothérapie (laser, électrostimulation, ondes de choc, massages, étirements...), l’hydrothérapie (tapis roulant aquatique), l’ostéopathie, l’acupuncture...Dans certains stades avancés, des chirurgies peuvent parfois être envisagées. Question curieuse : Comment puis-je aider mon animal ?- Le couchage doit être souple (matelas à mémoire de forme) et isolé du sol pour éviter humidité, refroidissement et raideurs musculaires (utiliser une petite couverture en hiver).- Placer la gamelle au sol et la relever légèrement pour que l’animal n’ait pas à se baisser.- Privilégiez les tapis dans la maison, sur son parcours habituel et devant les gamelles pour éviter les glissades.- L’exercice doit être régulier, progressif et avec modération. Privilégiez plusieurs petites promenades sur terrain souple plutôt qu’une grande. Pas d’exercice violent avec les copains chiens, pas de lancer de balle ou de balade à vélo.- Nager ou marcher dans l’eau pendant de courts exercices est une très bonne thérapie mais l’eau doit être tiède.- Les étirements des articulations en douceur et l’application de chaud sont efficaces également.- Les massages relaxants améliorent la circulation sanguine musculaire, soulagent les tensions et réduisent le stress et l’anxiété comme pour nous !Pour les Kids : Le sais-tu ?- Les animaux ressentent la douleur de manière très semblable à la nôtre. Ils ne sont pas moins sensibles ni plus tolérants, ils l’expriment différemment, silencieusement. Un humain, se plaint, pleure ou crie alors qu’un animal a un comportement plus subtil et préfère souvent se cacher. C’est naturel chez eux, une question de survie pour ne pas attirer l’attention des prédateurs. Il est préférable de le laisser tranquille car, parfois, il pourrait être agressif (pas par méchanceté, juste parce qu’il souffre) et d’aller consulter.Pour en savoir plus- Alforme : l’arthrose du chien et du chat  https://www.alforme.fr/page/arthrose-chien-et-chat-27#:~:text=Dans%20le%20cadre%20d'un,acc%C3%A9l%C3%A9rant%20le%20processus%20anti%2Dinflammatoire- Zoetis : examens orthopédiques des chiens et des chats et nouvelles actualités scientifiques : https://www2.zoetis.fr/pathologies/chiens/douleurs-osteoarthrosiques- National géographic : Comment les hommes et les animaux ressentent la douleur : https://www.nationalgeographic.fr/animaux/comme-les-hommes-les-animaux-ressentent-la-douleur#:~:text=Les%20mammif%C3%A8res%20partagent%20un%20syst%C3%A8me,de%20l'%C3%A9volution%20et%20auteurRéférencesSites internet cités dans cette fiche conseil

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Prendre soin de votre caméléon
Prendre soin de votre caméléon

01/12/2022 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre... caméléon casqué !Par Lauriane Devaux, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoLe caméléon casqué du Yémen (Chamaeleo calyptratus) a connu un succès fou en animalerie à la suite de la parution d’un dessin animé très apprécié des enfants il y a quelques années. Malheureusement, il s’agit d’une espèce de reptile aux besoins environnementaux très strictes et, en général, réservé à un public averti. Ainsi, de nombreux caméléons n’ont pas survécus à cette mode, faute d’un milieu de vie adapté. Au-delà de leur apparence adorable, il faut s’interroger sur les besoins de ces animaux exotiques avant de se lancer dans  l’aventure de l’adoption d’un caméléon. Voici quelques clés pour mener à bien votre projet et garantir la bonne santé de votre caméléon casqué.❖ Comportement et environnementLes caméléons sont des animaux territoriaux. Ainsi, il ne faut jamais mettre deux caméléons mâles dans le même terrarium, et la  cohabitation entre mâle et femelle ne doit être permise qu’en période de reproduction. Le caméléon casqué est un reptile plutôt calme et peu agressif. Pour autant, il est timide et sujet au stress, il est donc conseillé d’éviter les manipulations si cela n’est pas nécessaire.Ce sont des reptiles arboricoles, ils ont donc besoin d’un terrarium plus haut que large. Pour un individu adulte, un terrarium d’au moins 1m à 1m40 de haut sur 70 à 80 cm de côté est conseillé. Les terrariums en verre peuvent être une source de stress pour l’animal qui peut potentiellement être effrayé par son reflet. Il peut être alors conseillé de l’installer dans un terrarium partiellement ou totalement grillagé, voire dans une volière. Lorsque cette option est choisie, il peut être plus difficile de contrôler les paramètres d’ambiance du milieu de vie (température et hygrométrie). Le substrat idéal doit permettre l’absorption de l’humidité : un mélange d’humus, de la tourbe, ou encore de l’écorce de pin sont recommandés. L’installation d’une ou plusieurs plantes naturelles dans le terrarium telles qu’un ficus, une  scheffléra, un monstera ou un pothos, permet au caméléon de parcourir l’intégralité de son milieu de vie et d’y trouver de nombreuses cachettes. Des lianes et de grandes branches peuvent parfaire le décor. Le caméléon est un reptile diurne et a besoin d’une source de lumière et d’UV adaptée à ses besoins. Le caméléon étant une espèce tropicale, une lampe bulbe ou un néon UV 5.0 sont requis. La source de lumière, couplée à une source de chaleur est installée au sommet du terrarium, à une vingtaine de centimètre du point le plus haut sur lequel le caméléon peut grimper (sommet d’une plante, plateforme...). La photopériode est de 12 heures. La température au point le plus chaud, en haut du terrarium, est comprise entre 35 et 37°C et la température au sol est autour de 21 à 22°C. La nuit, la température est en moyenne de 20°C. Le caméléon ne s’hydrate qu’avec des gouttes d’eau. Un système de goutte à goutte peut être installé dans le terrarium, mais il est aussi possible de brumiser les plantes et l’animal s’abreuve alors avec les gouttes formées au bord des feuilles. Le système de brumisation permet de maintenir l’hygrométrie du terrarium autour de 50 %. Attention, une humidité trop importante peut être à l’origine de nombreux problèmes de santé. Une bonne ventilation du milieu est donc indispensable.En période estivale et lorsque la météo le permet, il est conseillé d’installer votre caméléon en extérieur, les UV du Soleil étant bien plus efficaces que n’importe quelle lampe.❖ Particularités physiologiquesLe caméléon casqué a une espérance de vie de 5 à 7 ans. Il atteint sa taille adulte vers 1 an et on observe un dysmorphisme sexuel. Le mâle est plus grand (jusqu’à 50 cm, contre 30 cm pour la femelle), il arbore un casque très prononcé à l’âge adulte et des éperons sur les pattes arrière. Il pèse de 100 à 150 g et la femelle de 50 à 100 g.Le caméléon est majoritairement insectivore (grillons, criquets, vers de farine, blattes, teigne de ruche...) mais peut manger occasionnellement des végétaux (endives, pissenlit, mâche, salade...). Il est possible de lui proposer une large gamme d’aliments bien que certains doivent être utilisés avec parcimonie (aliments trop gras, aliment avec un ratio phospho-calcique inadapté).On distingue 3 stades de développement chez le caméléon :- Au stade de juvénile, il est nourri quotidiennement de petits insectes. Une complémentation calcique quotidienne est nécessaire et vitaminique trois jours par semaine.- Au stade sub-adulte, il est nourri d'insectes de calibre plus élevé quotidiennement, à l'exception d'une journée de jeûne par semaine. Une complémentation minéralo-vitaminique est conseillée deux à trois fois par semaine, directement sur l’alimentation.- L’adulte peut être nourri avec une quinzaine de gros insectes par semaine en respectant un à deux jours de jeûne par semaine. Une complémentation minéralo-vitaminique est conseillée une à deux fois par semaine.❖ Médecine préventiveIl n’y a pas de vaccin obligatoire chez les reptiles. Cependant, un bilan de santé annuel chez le vétérinaire est recommandé.❖ ReproductionLa gestation dure 1 à 3 mois et les femelles pondent entre 15 et 60 œufs par couvée dans un substrat adapté (mélange 1/3 terreau, 1/3 tourbe et 1/3 sable). Lorsqu’elle est gestante, la femelle a une couleur vert foncé avec des taches jaune orangé sur le corps. La ponte laisse la femelle caméléon très affaiblie et une surveillance rapprochée de son état ainsi qu’un apport plus important d’eau et de nourriture est conseillé dans les jours qui suivent.Question curieuse : Pourquoi le caméléon change de couleur ?La peau du caméléon est composée de cellules particulières, appelées chromatophores (qui contiennent des pigments de différentes couleurs (rouge-orange, jaune, brun-noir)) et d'autres appelées iridophores (contenant de très petits cristaux qui vont réfléchir la lumière de manière différente en fonction des situations et produire des couleurs flamboyantes). Contrairement à ce que l’on pense, le caméléon change de couleur pour exprimer ses émotions et communiquer avec ses congénères plutôt que pour se camoufler dans son milieu. Quand le caméléon est stressé ou qu’il est en parade amoureuse, ses couleurs sont vives et foncées. Plus il est calme et détendu, plus ses couleurs sont douces.Pour les Kids : Le sais-tu ?- Des scientifiques ont découvert il y a quelques années que les os de caméléon deviennent fluorescents lorsqu’ils sont exposés aux rayons ultraviolets (UV). C’est notamment le cas des os du crâne qui émettent une lumière bleue à travers certaines zones de peau plus fine sur la tête, en réponse à l’exposition aux UV. Les motifs des tâches lumineuses changent en fonction des espèces, mais aussi en fonction du sexe de l’individu. Cette particularité interviendrait dans la communication et la reconnaissance des caméléons entre eux, d’autant, qu’à l’inverse de l’être humain, le caméléon voit les rayons ultraviolets.- Les yeux du caméléon peuvent tourner à 360° et de manière indépendante, rien ne lui échappe.- Le caméléon chasse ses proies en projetant sa langue dessus. La langue peut atteindre jusqu’à deux fois la taille du caméléon et être projetée jusqu’à une vitesse de 96 km/h !Pour en savoir plus- Le nourrissage du caméléon : https://www.youtube.com/watch?v=PbxlgtsaEW4- Le milieu de vie du caméléon : https://www.youtube.com/watch?v=SRxLNq6ZlIY- La naissance d'un bébé caméléon : https://www.youtube.com/watch?v=qob_jEXMQgIRéférencesGIREG A. Atlas de terrariophilie volume 3 - Les Lézards. 3ème éd. Animalia Edition, 2013 : 192p

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Le cancer chez l'animal
Le cancer chez l'animal

05/11/2022 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Le cancer chez l'animalPar Amandine Clément, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoUn cancer est une maladie génétique multifactorielle liée à une série d’anomalies au sein de l’ADN(1).D’après le Global Cancer Observatory (GCO), en 2040, le fardeau mondial du cancer chez l’humain s’alourdira de 47 % par rapport à 2020, et le même sort plane au-dessus de la tête de nos chers animaux. Mais gardons espoir : la cancérologie vétérinaire est une spécialité en plein essor en France. La discipline évolue rapidement vers des thérapies spécifiques ciblées et une médecine personnalisée respectueuse de l’animal et de son propriétaire.❖ Détecter les premiers signesL’astuce essentielle consiste à bien observer son animal :- être attentif à son comportement,- le caresser / le palper en douceur régulièrement,- planifier une consultation annuelle de bonne santé chez son vétérinaire.Certains signes, assez frustes et non spécifiques, peuvent être évocateurs, d’autant plus chez un animal âgé : abattements, saignements, douleurs, toux, fièvre, augmentation de la prise de boisson, etc.Toute masse cutanée ou sous-cutanée doit être considérée comme potentiellement cancéreuse, surtout chez un animal âgé de 8 ans et plus.Attention : l’attitude qui consiste à surveiller et évaluer l’évolution d’une masse est à bannir ! Une consultation rapide doit avoir lieu afin d’orienter le diagnostic.Chez le chat, toute maladie passe facilement inaperçue. Une simple perte de poids, voire une baisse de forme et/ou d’appétit doit vous inciter à consulter.À noter que des prédispositions génétiques à certains cancers existent chez certaines races. ❖ Premiers examensEn cas de tumeur, la mise en place rapide d’une stratégie de traitement adaptée et personnalisée, augmente les chances de guérison.Par exemple, lorsqu’une masse cutanée ou sous-cutanée est palpée, le vétérinaire cherche à identifier la nature de la tumeur grâce à un premier prélèvement (ponction à l’aiguille fine ou biopsie) qui sera analysé en laboratoire.Puis, la plupart du temps, le vétérinaire effectue des analyses sanguines et urinaires. L’imagerie médicale intervient en complément.❖ Stratégie de traitementS’il ne sait pas soigner le cancer, le vétérinaire de famille peut faire appel à un collègue oncologue (spécialiste en cancérologie). En concertation avec le propriétaire, l’équipe vétérinaire applique un traitement (chirurgie et/ou chimiothérapie et/ou radiothérapie, etc.) que l’animal est en mesure de tolérer d’après son bilan de santé. En effet, le respect de la qualité de vie de l’animal est primordial : l’objectif consiste à lui faire mener une vie normale, avec le moins d’effets secondaires possible.Le traitement peut être curatif (guérison, rémission de longue durée = survie à 2 ans) ou palliatif. Ce dernier est le plus commun (= 70% des cas) : le cancer est pris en charge sans obtenir la guérison ni une rémission clinique définitive. ❖ Travaux de rechercheDe nombreuses maladies génétiques, telles que le cancer, sont recensées chez le chien et elles sont, pour la plupart, homologues des maladies humaines. Ainsi, des travaux de recherche divers sont en cours pour faire progresser la connaissance de ces maladies, le développement de nouvelles thérapies et le combat contre le cancer pour l’homme et pour l’animal.Vétérinaires, particuliers et éleveurs peuvent participer à ces programmes de recherche pour faire avancer la science. Exemples :✓ Site de l’équipe génétique du chien de l’institut de Génétique et Développement de Rennes : http://dog-genetics.genouest.org/✓ Le projet OCR : http://lecancerdemonchien.com/nos-projets/Question curieuse : Les nouveaux animaux de compagnie sont-ils touchés par le cancer ?Malheureusement oui... Beaucoup d’espèces peuvent être touchées par un cancer. Le lapin devient « le chat d’aujourd’hui » et les indications en matière de cancérologie se développent à la faveur de la volonté des propriétaires, de plus en plus informés et motivés pour soigner leur petit protégé.Le furet ainsi que d’autres petits animaux de compagnie peuvent également bénéficier d’un traitement anticancéreux.Pour les Kids : Le sais-tu ?- Les éléphants font moins de cancers que d’autres espèces. Dans l’organisme, des mécanismes, pilotés par des gènes suppresseurs de tumeurs notamment, veillent en permanence et évitent les erreurs dans l’ADN. Chez l’éléphant, ces gènes sont surexprimés de manière innée !- Grâce à son flair, le chien - alias le meilleur ami de l’homme - est sollicité dans le monde entier pour détecter plusieurs types de cancers humains. Ces chiens sont entraînés à reconnaître « l’odeur du cancer » en reniflant différents prélèvements (haleine, sang, urine, selles, etc.)Pour en savoir plus1. Mon animal a un cancer – le guide de traitement par Dr David Sayag : https://www.onconseil.com/mon-animal-a-un-cancer2. Mon animal et son cancer – Le site de cancérologie vétérinaire destiné aux propriétaires de chiens et de chats atteints d’un cancer : http://cancer-chien-chat.vetagro-sup.fr/3. Oncowaf, site d’informations sur le cancer chez le chien : https://oncowaf.be/fr/Home4. Dans les yeux d’Hulk, Association française pour la cancérologie vétérinaire : https://danslesyeuxdhulk.org/5. À écouter : Podcast « La truffe dans la gamelle » Episode 13 : La nutrition contre le cancer.6. Dossier « Oncologie des NAC, Les cancers du lapin » publié dans le n°412 du Point vétérinaire, en décembre 2020.(1) Macromolécule biologique présente dans les cellules qui contient toute l'information génétique, appelée génome, permettant le développement, le fonctionnement et la reproduction des êtres vivants.RéférencesSites internet cités dans cette fiche conseils

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