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La première année du chiot et du chaton

02/06/2026 (modifié le 02/06/2026) Conseils du vétérinaire
La première année du chiot et du chaton

Checklist de la première année du chiot et du chaton

Par Marie RONZE, Docteure Vétérinaire, pour Chezmonveto


La première année de vie est une période essentielle pour la santé, le comportement et le bon développement de votre chiot ou chaton. Voici les points clés à ne pas manquer pour bien l’accompagner.


❖ Adoption et arrivée à la maison

L’adoption doit idéalement se faire à partir de 8 semaines minimum, après le sevrage.

o Bien choisir son animal

- Renseignez-vous au préalable sur les besoins de l’espèce et les spécificités de la race.

- Privilégier un élevage, une association ou un refuge sérieux.

- Observer les conditions de vie et, si possible, les parents (surtout en élevage : demandez également à consulter les papiers et éventuels dépistages des parents).

- Vérifier les documents : certificat de cession, identification, carnet de santé.

- L’animal doit être identifié obligatoirement (puce ou tatouage).

- Les premiers vaccins et antiparasitaires sont déjà réalisés.

- Vous devez signer le Certificat d’Engagement et de Connaissance pour toute acquisition d’un chien ou chat à titre onéreux ou gratuit. Il s’agit d’un document d’information qui a pour but de sensibiliser et responsabiliser les détenteurs avant l’acquisition. Sa signature certifie que l’acquéreur a bien pris connaissance des besoins de l’animal et s’engage à les respecter.

o Préparer son arrivée

- Couchage, gamelles, litière (chat), laisse et harnais (chien)

- Transport sécurisé : cage de transport, ceinture de sécurité, …

- Sécurisation du logement :

          o fenêtres et balcons (chat)

          o jardin clôturé (chien)

          o produits ménagers, fils électriques, plantes toxiques, petits objets

- Prévoir des jouets et zones de repos (“zone refuge”)

- Si d’autres animaux déjà présents dans le foyer : présentations progressives et encadrées


❖ Alimentation et croissance

Une alimentation adaptée est essentielle pour une croissance harmonieuse.

o Choisir une alimentation “spécial chiot” ou “spécial chaton”, de bonne qualité. Attention au marketing de certaines marques qui peut souvent être trompeur.

o Demandez conseil à votre vétérinaire pour le choix des croquettes ou le calcul de la ration.

o Toute transition alimentaire doit être progressive sur plusieurs jours (notamment si vous changez d’alimentation au moment de l’arrivée à la maison).


❖ Suivi vétérinaire et vaccinations

o La première visite

Dans la première semaine après acquisition : examen complet, conseils santé, alimentation, comportement, …

o Calendrier vaccinal (indicatif)

- 2 mois : primo-vaccination (souvent déjà réalisée par l’éleveur/association)

- 3 mois : rappel

- 4 mois : rappel

- 1 an : rappel + visite pubertaire (fin de croissance)

- Puis : rappels annuels selon le protocole

Le calendrier vaccinal dépend du mode de vie de chaque animal, il sera donc réalisé de façon personnalisée par votre vétérinaire.

Le vétérinaire vous conseillera également concernant la stérilisation : intérêt, moment adéquat pour la réaliser, …

Voici la liste des vaccinations possibles selon l’espèce et le mode de vie :

Chien :

- Vaccins essentiels : maladie de carré, hépatite infectieuse, parvovirose, parainfluenza (un des agents de la toux du chenil) et leptospirose.

- Selon le mode de vie de l’animal : toux du chenil, piroplasmose, maladie de Lyme, leishmaniose.

- Rage : obligatoire pour les voyages à l’étranger (à partir de 12 semaines).

Chat :

- Vaccins essentiels : typhus, coryza, leucose.

- Rage : obligatoire pour les voyages à l’étranger (à partir de 12 semaines).

Le protocole vaccinal est toujours adapté au mode de vie de l’animal par votre vétérinaire.

o Antiparasitaires (puces, tiques, vers)

- Parasites internes

Traitement tous les mois jusqu’à 6 mois, puis tous les 3 à 6 mois selon le mode de vie

- Parasites externes

Traitement recommandé dès l’arrivée. Indispensable pour les animaux sortant à l’extérieur.

Toujours utiliser des produits adaptés au poids et à l’espèce. Demandez conseil à votre vétérinaire.


❖ Socialisation et apprentissages

La période entre 2 et 4 mois est une phase clé du développement comportemental.

o À favoriser progressivement :

- Contact avec différentes personnes (adultes, enfants, seniors)

- Habituation aux bruits du quotidien (aspirateur, voiture, sonnette…)

- Découverte de nouveaux environnements (ville, transports…)

- Manipulations douces (pattes, oreilles, bouche) pour entraîner l’animal aux soins

- Rencontres avec d’autres animaux, de façon sécurisée

Chaque expérience doit être associée à quelque chose de positif (jeu, friandise, caresse).

o Apprendre la solitude

- Habituer progressivement l’animal à rester seul

- Éviter le sur-attachement

o Propreté et éducation de base

Chez le chien

- Sorties fréquentes : réveil, repas, jeu, coucher

- Féliciter immédiatement les réussites

- Patience : les accidents sont normaux au début

- Éviter toute punition (inefficace et contre-productive)

- Apprendre les ordres de base : assis, couché, pas bouger, lâche, le rappel.

- Stopper les comportements de mordillement le plus tôt possible

Chez le chat

- Litière accessible en permanence

- Montrer le bac dès l’arrivée

- Un bac par chat + un supplémentaire recommandé

- Nettoyage quotidien (les chats sont très sensibles à la propreté)

- Éviter les litières parfumées

En cas d’accident

- Ne jamais punir

- Nettoyer avec un produit enzymatique

- Chercher une cause possible (stress, maladie, environnement)


❖ Jeux, stimulation et enrichissement

Le jeu est essentiel pour le développement physique et mental.

- Jouets adaptés, sécurisés et variés

- Griffoirs indispensables pour les chats (griffades naturelles)

- Jeux réguliers pour éviter l’ennui (surtout en intérieur : jouets d’occupation)

- Attention aux petits objets dangereux (ingestion possible)


❖ Erreurs fréquentes à éviter

- Donner du lait de vache (intolérance fréquente)

- Laisser sortir trop tôt sans surveillance

- Changer brutalement d’alimentation

- Déranger excessivement le sommeil

- Donner des jouets non sécurisés

Erreurs d’éducation courantes

- Répondre systématiquement aux miaulements ou demandes

- Jouer avec les mains (favorise morsures/griffures)

- Céder systématiquement aux demandes alimentaires

- Utiliser des punitions physiques

- Négliger la socialisation


❖ En résumé

La première année de vie est une période fondatrice. Une bonne alimentation, une prévention vétérinaire adaptée, une socialisation progressive et un cadre sécurisé permettent de construire un animal équilibré et en bonne santé.


Pour les kids : Le sais-tu ?

Ton chiot ou ton chaton découvre une nouvelle maison : tout est nouveau pour lui ! Pour l’aider à se sentir bien, il faut être doux et patient. Laisse-le dormir tranquillement quand il se repose, évite de crier ou de courir après lui, et ne tire jamais sur sa queue ou ses oreilles. Tu peux jouer avec lui, le caresser doucement et l’aider à apprendre plein de choses avec l’aide d’un adulte. Parfois, ton compagnon aura aussi besoin d’être seul dans son panier ou sa cachette : c’est normal ! En étant gentil et calme avec lui, vous deviendrez de grands amis.

Mon chat urine partout
Mon chat urine partout

24/07/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Pourquoi mon chat urine partout ? C’est agaçant, mais est-ce grave ?Par Audrey Hervey, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoUn chat est propre, il ne se venge pas et n’a pas de revendication. Quel que soit l’âge, le sexe ou la race, s’il urine en dehors de sa litière, ne soyez pas fâchés, gardez votre calme, il a un souci. Il faut alors déterminer s’il s’agit de marquage ou de malpropreté, car ce symptôme peut révéler un problème d’ordre médical pouvant être grave.❖ Marquage urinaire ou malpropreté ?Un chat qui procède au marquage urinaire d’un lieu, renifle une zone verticale, se tourne, reste debout, dos bombé, queue verticale et frétillante, il émet quelques gouttes très odorantes parfois en jet sur le support vertical. Ces petits spots urinaires ont pour unique but de délimiter le territoire vis- à-vis des intrus. Il agit ainsi quand il ne se sent pas/plus chez lui (ex : déménagement, retour d’un séjour en pension, nouveau meuble ou nouvel animal dans la maison…).Un chat malpropre urine dans des lieux inappropriés (en dehors de sa litière, dans la douche, sur un tapis, un lit…) en se mettant en position accroupie. La malpropreté reflète souvent un état de stress, d’anxiété qui peut avoir des causes profondes qu’il conviendra de traiter avec l’aide de votre vétérinaire. Mais avant tout, la malpropreté est le premier symptôme du syndrome urologique félin. ❖ Le Syndrome Urologique Félin (SUF) ou « chat bouché »Le SUF regroupe les affections du bas appareil urinaire (vessie, urètre) qui sont à l’origine de symptômes caractéristiques parfois évolutifs et graves :- la malpropreté- l’augmentation du nombre de mictions qui sont parfois douloureuses (le chat peut gémir, crier et sa position accroupie se modifie avec un dos qui s’arrondi, à ne pas confondre avec des difficultés à déféquer)- l’hématurie : sang dans les urines- impossibilité à uriner : l’urètre, petit tuyau qui évacue l’urine de la vessie vers l’extérieur, est obstrué (souvent par un petit cristal) empêchant l’urine de se vidanger de la vessie. La vessie gonfle pour former un « globe vésical » avec risque de rupture de sa paroi. Ne pouvant plus uriner, le chat s’intoxique avec ses propres déchets, c’est une insuffisance rénale aigüe. Il sera apathique, anorexique, son abdomen sera douloureux et pourra vomir. C’est une urgence absolue, son état se dégrade pouvant entrainer sa mort en 48h. Dirigez-vous au plus vite chez votre vétérinaire afin qu’il puisse procéder à des analyses, le sonder et le placer sous perfusion.Il existe des facteurs de risques connus qui favorise la survenue du SUF : l’anatomie de l’urètre du chat mâle, un animal qui boit peu, la sédentarité et des régimes alimentaires bas de gamme (riches en phosphore et magnésium) sont à l’origine d’une modification de pH urinaire et la précipitation des sédiments pour former des micros-cristaux pouvant s’agglomérer en calculs.Quelles que soient les causes des SUF (anatomiques, bactériennes, tumorales, idiopathiques ou par des cristaux), les problèmes urinaires sont toujours à prendre en charge rapidement car ils peuvent entraîner des conséquences graves.Question curieuse : Les lithiases urinaires c’est quoi ?Les lithiases urinaires est le nom donné aux petits cristaux retrouvés chez la majorité des chats souffrant du SUF. Elles sont susceptibles de provoquer des cystites, de boucher l’urètre ou de s’agglomérer en calculs.Les 2 lithiases les plus fréquentes sont :- Les struvites (phosphates ammoniaco-magnésien) se forment à pH basiques dans une urine concentrée en magnésium et phosphore. Ils représentent 50% des cristaux du chat et se dissolvent bien avec une alimentation adaptée.- Les oxalates de calcium apparaissent dans une urine concentrée, acide et riche en calcium. Ils représentent 40% des cristaux et peuvent dépendre également de facteurs génétiques (ex : les persans). Ils ne peuvent être dissous mais une alimentation adaptée empêche qu’ils se reforment.Pour les Kids : Le sais-tu ?La litière de ton chat doit être nettoyée quotidiennement. C’est une corvée mais ton chat n’en sera que plus heureux. Chaque jour il faut retirer les souillures et la nettoyer en intégralité une fois par semaine.Tu devras mettre de la litière en grande quantité et il n’y a pas de litière mieux qu’une autre, chaque chat a ses envies, ses préférences.S’il n’aime pas sa litière ou qu’elle est souillée, il pourra aller uriner ailleurs ! Le bac doit être approprié à chaque animal. Un vieux chat qui a des douleurs lombaires ne parviendra pas à passer dans la chatière d’un bac fermé par exemple. Il préfèrera une litière ouverte.Pour en savoir plus et références- Vétovie « le chat bouché » : https://vetovie.com/chat-urines-litiere-sang-calculs-plainte-abattement-croquettes-veterinaire-rennes-vetovie/- CHUV Montreal « blocage urinaire chez le chat » : https://chuv.umontreal.ca/le-chuv/hopital-des-animaux-de-compagnie/ressources/blocage-urinaire-chez-chat/

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Préparer ses vacances
Préparer ses vacances

04/07/2023 - Actualités générales

Actualités générales

Bien préparer vos vacancesLes vacances approchent à grands pas … Nous vous proposons une liste des indispensables à prévoir pour que votre compagnon passe de bonnes vacances, qu’il parte avec vous ou que vous le confiiez à quelqu’un : - Constituer un nécessaire d’hygiène et de soins : shampoing, lingettes nettoyantes, crochet à tiques …- Prévoir une trousse à pharmacie pour pallier les éventuels bobos, et emporter son carnet de santé ainsi que les coordonnées d'un vétérinaire à proximité de votre lieu de vacances (si vous laissez votre animal en garde, laisser son carnet et ses médicaments à la personne à qui vous le confiez)- Pour les chiens, penser à protéger et surveiller ses coussinets, qui peuvent être fragilisés à cause du sable et du sel à la plage, ou des surfaces brûlantes, ainsi que ses oreilles dans lesquelles peuvent pénétrer des épillets.- Veiller à ce que votre animal conserve un maximum de repères familiers : jouets, couchage, gamelles, séances de jeux, promenades (en évitant les heures chaudes)... Pour les chats, opter pour le passage d’un proche à domicile pour s’occuper d'eux est une option intéressante qui les aideront à conserver une bonne partie de leurs repères. Assurez-vous bien qu’il puisse accéder à ses ressources : gamelles d’eau et de nourriture, couchage, griffoir, arbre à chat, litière …Différentes situations sont toutefois susceptibles de perturber votre compagnon (trajet en voiture, découverte d’un nouveau lieu ou de nouveaux congénères, absence du propriétaire en cas de garde...). Il existe différents produits utilisables pour atténuer ce stress et permettre à votre animal et à vous-même de passer de bonnes vacances, que ce soit sous forme de spray ou de diffuseur, ou de comprimés ou bouchées à faire avaler.N'hésitez pas à nous demandez conseil, et passez de belles vacances !

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Prendre soin de votre poisson rouge
Prendre soin de votre poisson rouge

12/06/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre... poisson rouge !Par Lauriane Devaux, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoLes poissons, dont le « poisson rouge », sont des NAC (1) à la physiologie très particulière dont la santé dépend directement de leur environnement.Autrefois, il a massivement été offert dans les kermesses et les fêtes foraines sans aucun conseil adapté pour son entretien. Les poissons rouges ont donc beaucoup souffert de ce manque d’information et du cliché du poisson dans son bocal.Heureusement, depuis quelques années les choses changent et aujourd’hui le bocal rond n’est plus commercialisé en France. Cet article vise à passer en revue les conseils environnementaux permettant de maintenir votre poisson en bonne santé.❖ Comportement et environnementLe « poisson rouge » est un poisson d’eau douce appartenant à la famille des Cyprinidés. Il s’agit officiellement d’un animal domestique issu d’un élevage sélectif d’une forme sauvage de l’espèce (le cyprin doré) réalisé en Chine à l’époque des premières dynasties. C’est un poisson d’eau froide ce qui signifie qu’il peut vivre en aquarium à la maison, à l’écart des sources de chaleur, ou dans un bassin extérieur. Il s’agit d’un animal grégaire qui vit en banc, il est donc conseillé d’en adopter au moins deux ou trois.Un aquarium avec un litrage important est requis (entre 50 et 100 L par poisson à l’adoption selon la variété) sachant qu’il faudra probablement augmenter la taille du bassin à l’âge adulte. La température de l’aquarium doit être maintenue entre 10 et 25°C et le pH de l’eau entre 6.8 et 7.2. Le poisson rouge « pollue » très rapidement son eau, il est donc nécessaire d’avoir un système de filtration efficace (pompe externe avec une capacité de filtration faisant au moins 3 à 4 fois le litrage de l’aquarium par heure). Pour les mêmes raisons, un renouvellement partiel régulier (environ ¼ du litrage une fois par mois) de l’eau de l’aquarium est conseillé. Il s’agit d’un poisson diurne. Un éclairage artificiel avec un spectre adapté aux aquariums est préférable à un éclairage naturel car l’intensité et la photopériode peuvent être contrôlés. L’éclairage favorise notamment la croissance correcte des plantes dans l‘aquarium sans favoriser le développement des algues indésirables. Une photopériode de 10 à 12h maximum est conseillée. En milieu sauvage, ce poisson vit dans des eaux calmes à faible courant, il n’est donc pas nécessaire d’équiper l’aquarium avec un système mettant l’eau du bassin trop en mouvement afin d’éviter de créer un stress environnemental chronique.Dans la nature, le poisson rouge recherche sa nourriture en remuant le substrat. La mise en place d’un substrat adapté au fond de l’aquarium est donc conseillée pour reproduire au maximum le milieu naturel. Par ailleurs, cela permet également de planter des végétaux aquatiques naturels dans l’aquarium, qui sont à la fois une source de cachettes et de nourriture, permettent de fixer le substrat et participent à l’assainissement de l’eau. Il est aussi possible d’agrémenter le fond de l’aquarium de décors naturels ou artificiels fournissant des cachettes supplémentaires.Le poisson rouge est omnivore. En captivité, une nourriture complète et adaptée à l’espèce est possible sous forme de granulés. L’alimentation flottante sous forme de flocons ou paillettes est à proscrire. De plus le poisson peut se nourrir des végétaux présents dans le bassin, ils sont notamment friands de l’élodée, des lentilles d’eau, des anubies et de fougères aquatiques (fougère de Java ou de Sumatra).Des petits crustacées vivants ou congelés peuvent également être distribués de temps en temps. Il est conseillé de respecter 2 à 3 jours de jeûne chez les adultes dans la semaine et de rationner l’alimentation industrielle pour éviter la suralimentation et la pollution de l’eau de l’aquarium.❖ Particularités physiologiquesLe poisson rouge a une espérance de vie d’environ 30-35 ans. A l’âge adulte, il mesure une vingtaine de centimètre, si l’espace à sa disposition pour nager lui permet d’atteindre sa taille maximale.Il existe plusieurs variétés de poissons rouges issus du poisson rouge commun caractérisées par une exagération/hypertrophie d’un caractère morphologique : le Tête de lion , le Voile de Chine, le Bubble-eye ou le Ranchu. Ces caractères peuvent s’avérer être un handicap pour le poisson, ce qui les rend plus sensibles, notamment à certains facteurs environnementaux (température, dureté ou pH de l’eau par exemple).❖ Médecine préventiveTout comme les autres NAC, les poissons peuvent souffrir de maladies parasitaires externes ou internes qui peuvent être décelées en observant des lésions cutanées, des symptômes digestifs, des symptômes respiratoires ou encore des symptômes plus généraux comme de l’abattement, de l’anorexie, une perte de poids... La mise en place d’un traitement nécessite au préalable une consultation chez le vétérinaire pour déterminer le parasite responsable et mettre en place le traitement le plus adapté.Avant l’introduction d’un nouvel individu dans le bassin/aquarium déjà installé, nous conseillons de respecter une période de quarantaine. Elle permet à la fois de faire une adaptation du nouveau poisson à l’eau de son nouveau milieu de vie mais aussi de surveiller l’apparition d’éventuelles maladies pendant cette durée et de ne pas risquer alors de contaminer l’aquarium et ses éventuels habitants.❖ ReproductionLe dysmorphisme sexuel est discret et ne se développe qu’à la maturité sexuelle (vers 2-3 ans) : la femelle s’arrondit et sont anus est plutôt convexe, le mâle développe des petits nodules (boutons de noce) sur les ouïes et les nageoires pelviennes et l’anus est plutôt concave.Les poissons rouges se reproduisent jusqu’à environ 10 ans tout au long de l’année en aquarium, et plutôt au printemps dans un bassin extérieur. C’est la période de frai.Question curieuse : Peut-on mettre un poisson dans un aquarium qui vient juste d’être installé ?Non ! L’aquarium a besoin d’être rodé avant d’y mettre les poissons. Le rodage correspond à la période pendant laquelle l’écosystème de l’aquarium va s’équilibrer sans aucune intervention extérieure.Après avoir nettoyé tous les éléments de l’aquarium puis avoir installé le substrat, le décor, les plantes, le système de filtration et d’éclairage et avoir fait la mise en eau, on laisse tourner le système pendant 4 à 6 semaines. Durant cet intervalle, le cycle de l’azote se met en place : dans les premiers jours de l’ammoniaque se forme et ce dernier va être consommer par une bactérie qui se développe à peu près au même moment dans l’eau : Nitrosomonas. Elle va consommer l’ammoniac et le transformer en nitrite, élément toxique pour les poissons. Le pic est observé à peu près à 4 semaines. Il diminue très rapidement grâce à d’autres bactéries (Nitrospiras et Nitrobacter logées notamment dans le substrat et le filtre) qui consomment les nitrites et les transforment en nitrates. Une fois que le taux de nitrites retombe à 0, les poissons peuvent être installés dans leur aquarium.Pour les Kids : Le sais-tu ?- Maintenu dans un aquarium trop petit, comme un bocal, le poisson rouge va souffrir du phénomène de « nanisme spatial » et mourir précocement.- Contrairement à la légende, le poisson rouge n’a pas une mémoire de 3 secondes. Une étude a montré qu’il est capable de retenir des informations pendant plus d’un mois.- Le petit du poisson s’appelle l’alevin. (1) L’acronyme NAC regroupe des petits mammifères, des reptiles, des poissons, des oiseaux, etcRéférencesWILDGOOSE WH. BSAVA Manual of Ornemental fish, 2nd ed. BSAVA, Gloucester. 2001: 304p

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Comment savoir si mon animal de compagnie a des vers
Comment savoir si mon animal de compagnie a des vers

16/05/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment savoir si mon animal de compagnie a des vers ?Par Audrey Hervey, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoPlusieurs signes peuvent vous alerter en cas d’infestation par des vers digestifs. Parfois, plusieurs de ces signes peuvent exister en même temps ou successivement et doivent vous alerter, en voici les principaux :- Le léchage de la zone périnéale (se lécher les fesses, oui lui, il y arrive !)- Le signe du traineau (l’animal se frotte les fesses par terre)- Des vomissements (parfois avec des vers mobiles à l’intérieur, charmant...)- Des diarrhées, pas toujours avec des vers mais parfois avec du sang- De la constipation (les vers emmagasinés créent un « bouchon »)- Un amaigrissement (les vers se nourrissent des nutriments avant qu’ils ne soient assimilés par l’organisme, en gros, ce que votre animal mange c’est pour nourrir ses vers, les restes sont pour lui, il peut donc manger comme 4 tout en perdant du poids) et donc parfois un retard de croissance- Un abdomen distendu- Une anémie (donc de la fatigue)- Un poil terne- De la toux...❖ Riz, Tagliatelles ou spaghettis ? Quels sont les parasites qui colonisent nos poilus ?Il existe principalement 3 grandes familles :- Les Nématodes, vers ronds qui ressemblent à des spaghettis : Chez les jeunes, les Ascaris sont les plus fréquents, mais les Ankylostomes sont très agressifs pour la paroi intestinale, car ils se nourrissent de sang et provoquent de l’anémie. Les Trichures, sont également hématophages et infestent les animaux de tous les âges. Les Angiostrongles ont leurs larves dans les limaces, une fois ingérées, elles se développent et migrent dans le cœur et les poumons. Enfin, la Dirofilariose pénètre elle sous forme de larve transmise par les moustiques (en région chaude et humide) puis se transforme en ver qui colonise le cœur et les artères pulmonaires.- Les Cestodes, vers plats ressemblant à des tagliatelles, sont désagréables, mais souvent sans conséquences graves chez nos animaux domestiques : le taenia (vers solitaire chez l’Homme), les Dipylidiums en forme de grains de riz (ce sont en réalité des segments de taenia) transmis par les puces et les Echinocoques.- Les Protozoaires (organismes unicellulaire) : la Giardiose et la Coccidiose sont invisibles à l’œil nu, mais responsables d’importantes diarrhées.❖ Mais comment a-t-il attrapé ça ?La transmission se fait le plus souvent par ingestion d’hôtes intermédiaires : les puces (Dipylidium), les limaces/les escargots (angiostrongles), les moustiques (dirofilariose), les proies, viandes crues, carcasses, viscères... (taenia)Mais aussi en buvant des eaux souillées (protozaires), sur les sols, les jouets, le pelage d’autres animaux... sans oublier les transmissions in utéro par voie transplacentaire, et même via le lait de leurs mères !Bref, ils sont partout ! 90 % à 100 % des chiots et des chatons sont porteurs ainsi que 2/3 des adultes !❖ Que faire ?Traiter régulièrement vos animaux contre les puces.Enlever régulièrement les excréments du jardin et de la litière. Se laver les mains régulièrement et nettoyer les sols et les endroits de couchage.Ne pas donner de viandes crues ou mal cuites à vos animaux.Et surtout, vermifuger vos animaux avec des vermifuges de qualité à spectres larges. Ils sont efficaces et dépendent du poids et de l’âge de l’animal. La fréquence du traitement recommandé est d’une fois par mois à partir de 1,5 mois jusqu’à 6 mois puis minimum 4 fois par an.Les vermifuges existent en comprimés et aussi en spot-on à appliquer sur la peau de l’animal, mais attention, ils n’ont pas d’effet rémanent, ils n’agissent donc pas en prévention. Il faut donc vermifuger très régulièrement vos compagnons et ne pas hésiter à demander conseil à votre vétérinaire.Manger de l’herbe ou donner de l’ail à son animal ne vermifuge malheureusement pas ! Question curieuse : Et moi, je peux attraper les vers de mon animal ?Eh oui ! Par contamination oro-fécale. Miam !Nous pouvons ingérer les œufs de ces charmants parasites sur les légumes, la viande mal cuite ou même via les bisous et les caresses que l’on fait à nos bêtes (ils se lèchent les fesses puis leurs poils et étalent les œufs sur le pelage...).Hors de question d’arrêter les câlins ! Il suffit juste d’avoir une bonne hygiène, de vermifuger régulièrement vos animaux.Quant à la toxoplasmose, inoffensive pour les chats et redoutée des femmes enceintes, inutile d’abandonner son chat, car il ne présente pas de risque direct. Se laver les mains régulièrement et surtout après le nettoyage quotidien de la litière (de préférence avec des gants) suffira à vous en prémunir. À noter que les œufs excrétés dans les selles sont infectants s’ils sont restés minimum 24 h à l’extérieur. Ce parasite se transmet surtout via la viande mal cuite ou de salaison ou les légumes et les fruits crus. Seuls les chats qui mangent de la viande ou des proies peuvent être porteurs (votre chat de canapé en appartement n’est pas un danger).Pour les Kids : Le sais-tu ?Il n’y a pas que les enfants qui jouent dans les bacs à sable ! Les chats adorent y faire leurs selles. 75 % des bacs à sable sont contaminés par les Ascaris (ceux en forme de spaghettis).Alors n’oublie pas quand tu joues à ne pas mettre les mains à la bouche et de bien te laver les mains après ! Lave-toi les mains avant les repas et après chaque passage aux toilettes.Si les fesses te grattent, parles-en à tes parents et toute la famille (animaux compris) aura le droit de se faire vermifuger !Pour en savoir plus- Les parasites du chien :https://www.medvet.umontreal.ca/servicediagnostic/parasitologie/PDF/Parasites%20du%20chien.pdf- Esccap : Lutter contre les vers (helminthes)du chien et du chathttps://www.esccap.org/uploads/docs/v0cq82lz_ESCCAP_CH_GL_Endo_rev_f_def_140415.pdf- Esccap : Les ascaris du chien et du chat      https://www.esccap.fr/vers-parasites-chien-chat/les-ascarides-ascaris.html- Vidal : https://www.vidal.fr/maladies/estomac-intestins/vers-intestinaux.html- Grossesse et toxoplasmose : https://www.cerballiance.fr/fr/blog/grossesse/toxoplasmose-et-grossesse#:~:text=L'infection%20est%20sans%20gravit%C3%A9,ou%20en%20d%C3%A9but%20de%20grossesse.RéférencesSites internet cités + cours de parasitologie vétérinaire Liège

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Prendre soin de votre perroquet
Prendre soin de votre perroquet

04/04/2023 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre... perroquet !Par Lauriane Devaux, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoParmi les oiseaux qu’il est possible d’adopter à la maison, les perroquets ont la côte ! Le lien de proximité important qu’il est possible de créer avec eux, leurs couleurs chatoyantes ou encore la faculté de certaines espèces à parler sont autant de facteurs qui ont séduit nombres de familles françaises. Il existe de nombreuses espèces de perroquets de tailles variées et provenant de différents endroits dans le monde. Bien qu’il y ait des besoins spécifiques à certaines espèces, il existe des prérequis généraux indispensables pour bien s’occuper de votre perroquet. C’est le sujet que nous allons aborder ici.❖ Particularités physiologiquesLes perroquets sont dotés d’une espérance de vie d’une à plusieurs dizaines d’année en fonction de l’espèce. Malheureusement, elle peut être largement diminuée en cas de non-respect chronique des besoins de ces oiseaux. A l’état sauvage, la journée d’un perroquet se sépare en quatre parties : un temps de sommeil de 10 à 12h, et un temps d’éveil séparé en trois (50% de déplacements et de recherche de l’alimentation (= foraging), 25% d’interactions avec les congénères et 25% de toilettage). Bien que ce partage de la journée soit difficile à reproduire en captivité, il est indispensable d’essayer de s’en rapprocher le plus possible pour limiter le risque de développement de problèmes comportementaux.❖ Comportement et environnementLes perroquets sont des animaux vifs et intelligents et ils sont souvent comparés à des jeunes enfants de 2 à 4 ans. Ils doivent donc vivre dans un environnement adapté et stimulant qui leur permettra de s’épanouir et de continuer à évoluer psychologiquement et physiquement.La cage doit être la plus spacieuse possible sans être trop encombrée afin que l’oiseau puisse s’y déplacer aisément. Elle doit être installée dans une pièce bien ventilée tout en étant à l’abri des courants d’air et des sources de fumées (fumées de cuisine, de poêle, de cheminée...). Elle peut être placée à proximité d’une fenêtre afin de fournir au perroquet la possibilité d’explorer son environnement. L’occultation d’un, voire deux côtés de la cage, permet à l’oiseau de se soustraire à la vue et d’apaiser le sentiment de stress inhérent à son statut de proie. En fonction du caractère de l’oiseau la cage doit être placé dans le lieu de vie principal (individu correctement socialisé) ou à l’écart des zones de passage fréquents (individu anxieux). La cage peut être agrémentée de perchoirs à l’intérieur ou au sommet, de quelques jeux et de cachettes. Les nichoirs sont à éviter afin de ne pas stimuler la ponte spontanée chez les femelles (notamment chez les petites perruches). Malgré ces aménagements, il est conseillé de laisser sortir votre perroquet le plus possible en journée et de lui fournir des perchoirs et des zones de jeu à l’extérieur de la cage également (exemple de l’arbre à jeux).Il y a plusieurs types de jeux que l’on peut proposer : des jeux de destruction (jouets en bois, en corde, branchages, cartons, papiers, coquilles d’huitre...), des jeux de précision à attraper (notamment des petits objets que le perroquet manipule entre ses doigts : bouchons, perles, petits bâtons...) et des jeux de réflexion dont font partie les jeux de foraging.Les jeux de foraging permettent de retarder la prise alimentaire et de reproduire le comportement de recherche de l’alimentation de l’oiseau en milieu naturel. L’alimentation n’est donc pas distribuée en gamelle mais cachée dans des jeux achetés dans le commerce (labyrinthe, coffre à clé, tuyaux à tourner...) ou faits maison (bac à sable, boulettes de papier, boites/tubes en carton, utilisation d’éléments végétaux comme la pomme de pin...).Les graines ne sont pas conseillées comme base de l’alimentation du perroquet. En effet, ce dernier va énormément trier et choisir les graines les plus appétentes, qui sont, en général les plus riches en graisses et carencées en minéraux et vitamines. A terme, cela peut favoriser l’apparition de certaines maladies comme l’aspergillose, la lipidose hépatique ou l’athérosclérose souvent mortelles au bout de quelques années. Des extrudés uniformes sont donc préférables car leur composition est standardisée et l’oiseau ne peut pas trier. Lorsque l’animal est habitué aux graines, il est nécessaire de faire une transition alimentaire qui peut prendre 1 à 2 mois avant qu’il n’accepte les extrudés. La quantité dépend de la marque des granulés et la ration est complétée quotidiennement par un mélange de fruits et légumes frais. Les oiseaux ont chacun leurs goûts, c’est alors au propriétaire de tester et découvrir ceux qu’ils préfèrent et d’essayer de les varier au gré des saisons.L’eau peut être distribuée en biberon ou gamelle. Il est également indispensable de proposer au perroquet une source d’eau lui permettant de faire sa toilette : bassine d’eau, sous le robinet ou la douche, brumisation... chaque perroquet a sa préférence. Ce bain quotidien est indispensable à la santé de sa peau et de ses plumes.L’exposition à une source d’UV peut être très bénéfique aux oiseaux vivant en captivité autant pour leur santé physique que mentale. Des ampoules spécifiquement conçues pour les oiseaux d’intérieur sont disponibles dans le commerce, mais lorsque cela est possible des sorties en vol libre ou en volière extérieure sont conseillées.❖ Médecine préventiveIl n’y a pas de vaccination obligatoire des oiseaux d’agrément et les traitements antiparasitaires sont envisageables lorsque cela est nécessaire et après l’examen de l’oiseau par un vétérinaire.A l’adoption, et notamment lorsqu’il y a déjà un ou plusieurs oiseaux à la maison, il est conseillé de réaliser un dépistage de certaines maladies contagieuses, voire mortelles pour certaines espèces de perroquets. En fonction de l’espèce il pourra être conseillé de faire un dépistage de la chlamydiose, de la maladie du bec et des plumes (PBFD), du polyomavirus ou de la maladie de dilatation du proventricule (PDD, bornavirus).❖ ReproductionLes espèces de petite taille comme les perruches ou les conures sont sevrées entre 6 et 11 semaines et sont pubères vers 4 à 6 mois. Les espèces de taille moyenne comme le Gris du Gabon ou les Amazones sont sevrées entre 12 et 16 semaines et sont pubères vers 3 ou 4 ans. Enfin, les perroquets de grande taille comme les grands Cacatoès et les Aras sont sevrés vers 4-5 mois et débutent leur puberté à 4-5 ans. Au moment de la puberté, un changement comportemental est observé et l’oiseau peut se montrer moins câlin, moins joueur, moins curieux et parfois avoir des pointes d’agressivité.Question curieuse : Qu’est-ce-que la mue d’un perroquet ?C’est lorsque le perroquet va perdre progressivement sur une courte période tout son plumage pour fabriquer des plumes toutes neuves. Les plumes en cours de croissance s’appellent des plumes de sang. C’est une période où l’oiseau est plus fatigué car ce processus demande beaucoup d’énergie. Il peut être conseillé de complémenter la ration de l’oiseau en minéraux, vitamines et en énergie afin de l’aider à passer cette étape. En temps normal, elle a lieu une fois par an lorsque la saison de reproduction est achevée.Pour les Kids : Le sais-tu ?- Certains fruits et légumes sont toxiques pour les animaux et ne doivent en aucun cas être proposés. C’est le cas de l’avocat, de l’ail, de l’oignon et de la pomme de terre.- Il n’est pas conseillé de couper les plumes des ailes d’un perroquet pour l’empêcher de voler. Outre les troubles de la croissance que cela entraine chez le juvénile, cela peut être à l’origine de blessures et de troubles du comportement.- Il est possible (et conseillé) de mettre en place des entrainements avec votre perroquet dès le plus jeune âge pour développer sa sociabilité et diminuer le stress lors de certaines manipulations.RéférencesSPEER BL. Current Therapy in Avian Medicine and Surgery. St Louis, Elsevier. 2016 : 908p

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