Par Marie RONZE, Docteur Vétérinaire, pour Chezmonveto
Longtemps considéré comme un animal « facile », le lapin domestique est en réalité un compagnon sensible, intelligent et exigeant. Bien comprendre ses besoins est essentiel pour préserver sa santé et lui offrir une vie longue et équilibrée.
❖ Une alimentation adaptée : la base de sa santé
Le lapin est un herbivore strict, ainsi son système digestif est adapté à ce mode d’alimentation. De plus, le lapin a des dents à croissance continue, qui doivent s’user naturellement grâce à une alimentation riche en fibres. Ces particularités digestives et dentaires expliquent la plupart des problèmes de santé du lapin, d’où l’importance d’une alimentation adaptée.
Le foin constitue l’aliment principal : il doit être disponible en permanence et à volonté, propre et de bonne qualité. Il joue un double rôle :
- Maintien du transit intestinal : les fibres stimulent la motricité digestive et préviennent la stase gastro-intestinale, affection fréquente et grave chez le lapin.
- Usure des dents : la mastication prolongée du foin permet une usure physiologique des dents et limite les malocclusions dentaires.
Un lapin qui consomme peu de foin s’expose à des troubles digestifs graves et à des problèmes dentaires douloureux qui nécessitent une intervention vétérinaire.
Les aliments frais complètent l’alimentation quotidienne. La verdure fraîche (herbe) complète le foin. Concernant les légumes, on peut en apporter quotidiennement, en quantité raisonnable et adaptée au poids de l’animal. Ils apportent eau, micronutriments et variété alimentaire. Cependant, ils ne peuvent à eux seuls couvrir les besoins du lapin.
Nous conseillons de privilégier les légumes à feuilles vertes comme les fanes de carottes ou radis, la salade, les endives. Les fruits sont à donner en petite quantité, comme des friandises, une à deux fois par semaine.
Une introduction trop rapide de nouveaux aliments ou des aliments inadaptés peuvent provoquer diarrhée ou déséquilibre de la flore intestinale.
Les granulés peuvent être proposés en petite quantité, pour compléter la ration, mais ils ne doivent pas remplacer le foin. Ils doivent être distribués en deux prises quotidiennes. Ils peuvent être mélangés au foin ou placés dans des jouets d’occupation type balles distributrices. La quantité moyenne de granulés est de 20 g/kg/jour.
Certains aliments sont à éviter : pain, biscuits, céréales, pommes de terre, sucreries ou restes de table qui peuvent provoquer de graves troubles digestifs. Le laurier-rose et l’if ont une toxicité reconnue.
❖ Un habitat spacieux et sécurisé
Contrairement aux idées reçues, le lapin ne doit pas vivre exclusivement en cage. Il a besoin d’un espace de vie suffisamment grand pour se déplacer, courir, sauter et explorer. C’est un animal très curieux et intelligent qui apprend facilement à utiliser une litière.
Son environnement doit comporter :
une zone de repos confortable,
une litière propre,
des cachettes pour se sentir en sécurité,
des objets à ronger,
du foin à volonté.
Un espace sécurisé est indispensable : les lapins adorent grignoter câbles électriques, plantes ou objets dangereux. Il est donc intéressant d’aménager un enclos en intérieur et/ou en extérieur.
L’enclos extérieur doit être sécurisé contre les prédateurs et disposer d’une zone abritée isolée des courants d’air et des intempéries, le lapin y étant très sensible.
La qualité et l’entretien du sol et de la litière sont indispensables pour éviter les pododermatites.
❖ Des besoins comportementaux importants
Le lapin est un animal social et curieux. Il a besoin d’interactions régulières, que ce soit avec ses humains ou, idéalement, avec un congénère compatible. Deux mâles adultes peuvent parfois se battre. Ainsi, un duo de lapins du sexe opposé reste l’idéal, en ayant bien évidemment stérilisé au moins l’un des deux.
Il apprécie les moments de liberté, les jeux et la stimulation mentale. L’ennui peut entraîner stress et problèmes de santé, destruction ou troubles du comportement.
Respecter son rythme est essentiel : le lapin n’aime pas être porté de manière brusque et peut se montrer craintif s’il ne se sent pas en confiance.
❖ Un suivi vétérinaire indispensable
Le lapin est un animal fragile qui masque souvent les signes de maladie. Une perte d’appétit, un arrêt des crottes ou un changement de comportement doivent toujours être pris au sérieux.
Un suivi vétérinaire régulier permet :
- de vérifier l’état des dents,
- de contrôler le poids,
- de mettre en place les vaccinations recommandées, qui protègent contre des maladies potentiellement mortelles,
- de discuter de la stérilisation ou de la castration : chez la femelle, la stérilisation est fortement recommandée, sans quoi elle risque de développer des tumeurs utérines. Chez le mâle, la castration permet de réduire certains comportements indésirables (marquage urinaire, destruction, cohabitation compliquée, …)
❖ Un engagement sur le long terme
Un lapin peut vivre 8 à 15 ans, parfois davantage. Adopter un lapin implique donc un engagement durable, du temps et un budget adapté.
Avec un environnement et une alimentation adaptés, le lapin devient un compagnon affectueux et attachant.
L’équipe vétérinaire reste à votre disposition pour vous conseiller et vous accompagner à chaque étape de sa vie.
Pour les kids :
Le lapin n’est pas une peluche : c’est un animal sensible qui a besoin de calme, de respect et d’attention.
1. Je parle doucement
Les lapins ont une ouïe très développée. Les cris et les gestes brusques leur font peur. Je m’approche doucement et je parle calmement.
2. Je ne le porte pas sans un adulte
Un lapin peut se débattre et se blesser gravement en tombant. Je demande toujours à un adulte de m’aider pour le porter correctement.
3. Je respecte ses moments tranquilles
S’il se cache ou s’éloigne, cela veut dire qu’il a besoin de repos. Je ne le force jamais à jouer.
4. Je l’aide à rester en bonne santé
Je vérifie chaque jour avec mes parents :
- qu’il mange bien son foin,
- qu’il a de l’eau fraîche,
- qu’il fait des crottes normales.
Si quelque chose change, on en parle rapidement à un vétérinaire
16/05/2023 - Conseils du vétérinaire
Comment savoir si mon animal de compagnie a des vers ?Par Audrey Hervey, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoPlusieurs signes peuvent vous alerter en cas d’infestation par des vers digestifs. Parfois, plusieurs de ces signes peuvent exister en même temps ou successivement et doivent vous alerter, en voici les principaux :- Le léchage de la zone périnéale (se lécher les fesses, oui lui, il y arrive !)- Le signe du traineau (l’animal se frotte les fesses par terre)- Des vomissements (parfois avec des vers mobiles à l’intérieur, charmant...)- Des diarrhées, pas toujours avec des vers mais parfois avec du sang- De la constipation (les vers emmagasinés créent un « bouchon »)- Un amaigrissement (les vers se nourrissent des nutriments avant qu’ils ne soient assimilés par l’organisme, en gros, ce que votre animal mange c’est pour nourrir ses vers, les restes sont pour lui, il peut donc manger comme 4 tout en perdant du poids) et donc parfois un retard de croissance- Un abdomen distendu- Une anémie (donc de la fatigue)- Un poil terne- De la toux...❖ Riz, Tagliatelles ou spaghettis ? Quels sont les parasites qui colonisent nos poilus ?Il existe principalement 3 grandes familles :- Les Nématodes, vers ronds qui ressemblent à des spaghettis : Chez les jeunes, les Ascaris sont les plus fréquents, mais les Ankylostomes sont très agressifs pour la paroi intestinale, car ils se nourrissent de sang et provoquent de l’anémie. Les Trichures, sont également hématophages et infestent les animaux de tous les âges. Les Angiostrongles ont leurs larves dans les limaces, une fois ingérées, elles se développent et migrent dans le cœur et les poumons. Enfin, la Dirofilariose pénètre elle sous forme de larve transmise par les moustiques (en région chaude et humide) puis se transforme en ver qui colonise le cœur et les artères pulmonaires.- Les Cestodes, vers plats ressemblant à des tagliatelles, sont désagréables, mais souvent sans conséquences graves chez nos animaux domestiques : le taenia (vers solitaire chez l’Homme), les Dipylidiums en forme de grains de riz (ce sont en réalité des segments de taenia) transmis par les puces et les Echinocoques.- Les Protozoaires (organismes unicellulaire) : la Giardiose et la Coccidiose sont invisibles à l’œil nu, mais responsables d’importantes diarrhées.❖ Mais comment a-t-il attrapé ça ?La transmission se fait le plus souvent par ingestion d’hôtes intermédiaires : les puces (Dipylidium), les limaces/les escargots (angiostrongles), les moustiques (dirofilariose), les proies, viandes crues, carcasses, viscères... (taenia)Mais aussi en buvant des eaux souillées (protozaires), sur les sols, les jouets, le pelage d’autres animaux... sans oublier les transmissions in utéro par voie transplacentaire, et même via le lait de leurs mères !Bref, ils sont partout ! 90 % à 100 % des chiots et des chatons sont porteurs ainsi que 2/3 des adultes !❖ Que faire ?Traiter régulièrement vos animaux contre les puces.Enlever régulièrement les excréments du jardin et de la litière. Se laver les mains régulièrement et nettoyer les sols et les endroits de couchage.Ne pas donner de viandes crues ou mal cuites à vos animaux.Et surtout, vermifuger vos animaux avec des vermifuges de qualité à spectres larges. Ils sont efficaces et dépendent du poids et de l’âge de l’animal. La fréquence du traitement recommandé est d’une fois par mois à partir de 1,5 mois jusqu’à 6 mois puis minimum 4 fois par an.Les vermifuges existent en comprimés et aussi en spot-on à appliquer sur la peau de l’animal, mais attention, ils n’ont pas d’effet rémanent, ils n’agissent donc pas en prévention. Il faut donc vermifuger très régulièrement vos compagnons et ne pas hésiter à demander conseil à votre vétérinaire.Manger de l’herbe ou donner de l’ail à son animal ne vermifuge malheureusement pas ! Question curieuse : Et moi, je peux attraper les vers de mon animal ?Eh oui ! Par contamination oro-fécale. Miam !Nous pouvons ingérer les œufs de ces charmants parasites sur les légumes, la viande mal cuite ou même via les bisous et les caresses que l’on fait à nos bêtes (ils se lèchent les fesses puis leurs poils et étalent les œufs sur le pelage...).Hors de question d’arrêter les câlins ! Il suffit juste d’avoir une bonne hygiène, de vermifuger régulièrement vos animaux.Quant à la toxoplasmose, inoffensive pour les chats et redoutée des femmes enceintes, inutile d’abandonner son chat, car il ne présente pas de risque direct. Se laver les mains régulièrement et surtout après le nettoyage quotidien de la litière (de préférence avec des gants) suffira à vous en prémunir. À noter que les œufs excrétés dans les selles sont infectants s’ils sont restés minimum 24 h à l’extérieur. Ce parasite se transmet surtout via la viande mal cuite ou de salaison ou les légumes et les fruits crus. Seuls les chats qui mangent de la viande ou des proies peuvent être porteurs (votre chat de canapé en appartement n’est pas un danger).Pour les Kids : Le sais-tu ?Il n’y a pas que les enfants qui jouent dans les bacs à sable ! Les chats adorent y faire leurs selles. 75 % des bacs à sable sont contaminés par les Ascaris (ceux en forme de spaghettis).Alors n’oublie pas quand tu joues à ne pas mettre les mains à la bouche et de bien te laver les mains après ! Lave-toi les mains avant les repas et après chaque passage aux toilettes.Si les fesses te grattent, parles-en à tes parents et toute la famille (animaux compris) aura le droit de se faire vermifuger !Pour en savoir plus- Les parasites du chien :https://www.medvet.umontreal.ca/servicediagnostic/parasitologie/PDF/Parasites%20du%20chien.pdf- Esccap : Lutter contre les vers (helminthes)du chien et du chathttps://www.esccap.org/uploads/docs/v0cq82lz_ESCCAP_CH_GL_Endo_rev_f_def_140415.pdf- Esccap : Les ascaris du chien et du chat https://www.esccap.fr/vers-parasites-chien-chat/les-ascarides-ascaris.html- Vidal : https://www.vidal.fr/maladies/estomac-intestins/vers-intestinaux.html- Grossesse et toxoplasmose : https://www.cerballiance.fr/fr/blog/grossesse/toxoplasmose-et-grossesse#:~:text=L'infection%20est%20sans%20gravit%C3%A9,ou%20en%20d%C3%A9but%20de%20grossesse.RéférencesSites internet cités + cours de parasitologie vétérinaire Liège
04/04/2023 - Conseils du vétérinaire
Comment prendre bien soin de votre... perroquet !Par Lauriane Devaux, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoParmi les oiseaux qu’il est possible d’adopter à la maison, les perroquets ont la côte ! Le lien de proximité important qu’il est possible de créer avec eux, leurs couleurs chatoyantes ou encore la faculté de certaines espèces à parler sont autant de facteurs qui ont séduit nombres de familles françaises. Il existe de nombreuses espèces de perroquets de tailles variées et provenant de différents endroits dans le monde. Bien qu’il y ait des besoins spécifiques à certaines espèces, il existe des prérequis généraux indispensables pour bien s’occuper de votre perroquet. C’est le sujet que nous allons aborder ici.❖ Particularités physiologiquesLes perroquets sont dotés d’une espérance de vie d’une à plusieurs dizaines d’année en fonction de l’espèce. Malheureusement, elle peut être largement diminuée en cas de non-respect chronique des besoins de ces oiseaux. A l’état sauvage, la journée d’un perroquet se sépare en quatre parties : un temps de sommeil de 10 à 12h, et un temps d’éveil séparé en trois (50% de déplacements et de recherche de l’alimentation (= foraging), 25% d’interactions avec les congénères et 25% de toilettage). Bien que ce partage de la journée soit difficile à reproduire en captivité, il est indispensable d’essayer de s’en rapprocher le plus possible pour limiter le risque de développement de problèmes comportementaux.❖ Comportement et environnementLes perroquets sont des animaux vifs et intelligents et ils sont souvent comparés à des jeunes enfants de 2 à 4 ans. Ils doivent donc vivre dans un environnement adapté et stimulant qui leur permettra de s’épanouir et de continuer à évoluer psychologiquement et physiquement.La cage doit être la plus spacieuse possible sans être trop encombrée afin que l’oiseau puisse s’y déplacer aisément. Elle doit être installée dans une pièce bien ventilée tout en étant à l’abri des courants d’air et des sources de fumées (fumées de cuisine, de poêle, de cheminée...). Elle peut être placée à proximité d’une fenêtre afin de fournir au perroquet la possibilité d’explorer son environnement. L’occultation d’un, voire deux côtés de la cage, permet à l’oiseau de se soustraire à la vue et d’apaiser le sentiment de stress inhérent à son statut de proie. En fonction du caractère de l’oiseau la cage doit être placé dans le lieu de vie principal (individu correctement socialisé) ou à l’écart des zones de passage fréquents (individu anxieux). La cage peut être agrémentée de perchoirs à l’intérieur ou au sommet, de quelques jeux et de cachettes. Les nichoirs sont à éviter afin de ne pas stimuler la ponte spontanée chez les femelles (notamment chez les petites perruches). Malgré ces aménagements, il est conseillé de laisser sortir votre perroquet le plus possible en journée et de lui fournir des perchoirs et des zones de jeu à l’extérieur de la cage également (exemple de l’arbre à jeux).Il y a plusieurs types de jeux que l’on peut proposer : des jeux de destruction (jouets en bois, en corde, branchages, cartons, papiers, coquilles d’huitre...), des jeux de précision à attraper (notamment des petits objets que le perroquet manipule entre ses doigts : bouchons, perles, petits bâtons...) et des jeux de réflexion dont font partie les jeux de foraging.Les jeux de foraging permettent de retarder la prise alimentaire et de reproduire le comportement de recherche de l’alimentation de l’oiseau en milieu naturel. L’alimentation n’est donc pas distribuée en gamelle mais cachée dans des jeux achetés dans le commerce (labyrinthe, coffre à clé, tuyaux à tourner...) ou faits maison (bac à sable, boulettes de papier, boites/tubes en carton, utilisation d’éléments végétaux comme la pomme de pin...).Les graines ne sont pas conseillées comme base de l’alimentation du perroquet. En effet, ce dernier va énormément trier et choisir les graines les plus appétentes, qui sont, en général les plus riches en graisses et carencées en minéraux et vitamines. A terme, cela peut favoriser l’apparition de certaines maladies comme l’aspergillose, la lipidose hépatique ou l’athérosclérose souvent mortelles au bout de quelques années. Des extrudés uniformes sont donc préférables car leur composition est standardisée et l’oiseau ne peut pas trier. Lorsque l’animal est habitué aux graines, il est nécessaire de faire une transition alimentaire qui peut prendre 1 à 2 mois avant qu’il n’accepte les extrudés. La quantité dépend de la marque des granulés et la ration est complétée quotidiennement par un mélange de fruits et légumes frais. Les oiseaux ont chacun leurs goûts, c’est alors au propriétaire de tester et découvrir ceux qu’ils préfèrent et d’essayer de les varier au gré des saisons.L’eau peut être distribuée en biberon ou gamelle. Il est également indispensable de proposer au perroquet une source d’eau lui permettant de faire sa toilette : bassine d’eau, sous le robinet ou la douche, brumisation... chaque perroquet a sa préférence. Ce bain quotidien est indispensable à la santé de sa peau et de ses plumes.L’exposition à une source d’UV peut être très bénéfique aux oiseaux vivant en captivité autant pour leur santé physique que mentale. Des ampoules spécifiquement conçues pour les oiseaux d’intérieur sont disponibles dans le commerce, mais lorsque cela est possible des sorties en vol libre ou en volière extérieure sont conseillées.❖ Médecine préventiveIl n’y a pas de vaccination obligatoire des oiseaux d’agrément et les traitements antiparasitaires sont envisageables lorsque cela est nécessaire et après l’examen de l’oiseau par un vétérinaire.A l’adoption, et notamment lorsqu’il y a déjà un ou plusieurs oiseaux à la maison, il est conseillé de réaliser un dépistage de certaines maladies contagieuses, voire mortelles pour certaines espèces de perroquets. En fonction de l’espèce il pourra être conseillé de faire un dépistage de la chlamydiose, de la maladie du bec et des plumes (PBFD), du polyomavirus ou de la maladie de dilatation du proventricule (PDD, bornavirus).❖ ReproductionLes espèces de petite taille comme les perruches ou les conures sont sevrées entre 6 et 11 semaines et sont pubères vers 4 à 6 mois. Les espèces de taille moyenne comme le Gris du Gabon ou les Amazones sont sevrées entre 12 et 16 semaines et sont pubères vers 3 ou 4 ans. Enfin, les perroquets de grande taille comme les grands Cacatoès et les Aras sont sevrés vers 4-5 mois et débutent leur puberté à 4-5 ans. Au moment de la puberté, un changement comportemental est observé et l’oiseau peut se montrer moins câlin, moins joueur, moins curieux et parfois avoir des pointes d’agressivité.Question curieuse : Qu’est-ce-que la mue d’un perroquet ?C’est lorsque le perroquet va perdre progressivement sur une courte période tout son plumage pour fabriquer des plumes toutes neuves. Les plumes en cours de croissance s’appellent des plumes de sang. C’est une période où l’oiseau est plus fatigué car ce processus demande beaucoup d’énergie. Il peut être conseillé de complémenter la ration de l’oiseau en minéraux, vitamines et en énergie afin de l’aider à passer cette étape. En temps normal, elle a lieu une fois par an lorsque la saison de reproduction est achevée.Pour les Kids : Le sais-tu ?- Certains fruits et légumes sont toxiques pour les animaux et ne doivent en aucun cas être proposés. C’est le cas de l’avocat, de l’ail, de l’oignon et de la pomme de terre.- Il n’est pas conseillé de couper les plumes des ailes d’un perroquet pour l’empêcher de voler. Outre les troubles de la croissance que cela entraine chez le juvénile, cela peut être à l’origine de blessures et de troubles du comportement.- Il est possible (et conseillé) de mettre en place des entrainements avec votre perroquet dès le plus jeune âge pour développer sa sociabilité et diminuer le stress lors de certaines manipulations.RéférencesSPEER BL. Current Therapy in Avian Medicine and Surgery. St Louis, Elsevier. 2016 : 908p
06/03/2023 - Conseils du vétérinaire
Les tiques piquent mais pas de panique !Par Audrey Hervey, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoAvec des conditions de température et d’humidité favorables, le printemps et l’automne sont les deux saisons les plus propices à l’activité des tiques dans les sous-bois et... dans notre environnement proche ! À noter que plus d’un quart des piqûres de tiques ont lieu dans les jardins des particuliers, selon les données de CITIQUE*.Les tiques se nourrissent du sang de l'animal ou de la personne qu'elles parasitent. À cette occasion, elles peuvent transmettre des agents pathogènes, comme ceux responsables de la maladie de Lyme. Le taux de tiques porteuses d’agents pathogènes dépend de la zone géographique considérée et peut varier de 5 à 30 %.❖ Les différentes espèces de tiquesLes tiques sont des acariens. La larve de tique a seulement six pattes tandis que les stades nymphe et adulte en comptent huit. 900 espèces de tiques sont recensées dans le monde. Environ quarante d’entre elles se rencontrent en Europe et seules quelques-unes piquent les humains.Les tiques Ixodes ricinus (impliquées dans la transmission de la maladie de Lyme) sont les plus répandues, partout en France. Elles vivent dans des zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains.❖ Les maladies à tiques des chiens➢ La piroplasmose (ou babésiose)➢ L'ehrlichiose et les anaplasmoses sont des maladies bactériennes➢ La borréliose (appelée en médecine humaine maladie de Lyme)➢ L'hépatozoonose, maladie parasitaire rare en France, est contractée via l’ingestion d'une tique ❖ Les maladies à tiques des chatsLes tiques peuvent transmettre la piroplasmose aux chats, ainsi que l'ehrlichiose et l'anaplasmose, mais il est exceptionnel que ces agents infectieux soient à l'origine d'une véritable maladie, sauf en cas d’immunodépression.❖ Les maladies à tiques chez les chevaux A écouter : les podcasts « Piro-like » (Part. 1 à 5) de Santé Cheval par Epona Vet❖ Prévention➢ Eviter les promenades dans les environnements favorables aux tiques (herbes hautes, bois, lisières de forêts)➢ Inspecter votre animal au retour de la promenade (tête, cou, plis de l’aine, pattes, aisselles, oreilles notamment)➢ Traiter votre animal avec des insecticides/acaricides de façon régulière. De nombreux produits sont disponibles chez votre vétérinaire (colliers, sprays, pipettes, comprimés, etc.).Attention : lire attentivement la notice avant usage. Certaines molécules (pyréthrinoïdes) sont très toxiques pour les chats !❖ Une tique est fixée, que faire ?➢ Agir rapidement (< 24h) car la probabilité de transmission d’agents pathogènes augmente avec le temps de fixation sur l’animal ou l’humain➢ Retirer les tiques avec un tire-tique (crochet spécial). Ne pas utiliser les doigts, ni une pince à épiler, ni mettre d'éther, ni brûler la tique : toutes ces manipulations peuvent favoriser le passage des agents pathogènes dans le sang de votre animal➢ La morsure de tique en elle-même est sans grande conséquence. Un antiseptique peut être appliqué après avoir retiré la tique➢ Surveiller l’état général de la personne ou de l’animal mordu durant plusieurs semaines Question curieuse : Puis-je participer à la lutte contre les maladies transmises par les tiques ?• CITIQUE* est un programme multi-partenarial de recherche participative pour mieux connaitre l’écologie des tiques et des agents infectieux qu’elles transmettent. Le programme cherche également à améliorer la prévention.Ne jetez pas la tique ! Signalez votre piqûre (ou celle de votre animal) soit sur l’application gratuite smartphone « Signalement TIQUE », soit via internet ou via le formulaire papier de signalement. Après avoir signalé la piqûre, vous pouvez envoyer la tique piqueuse par la poste (site internet ci- dessous).• PiroGoTick est un projet de recherche participative auquel tout détenteur d’un ou plusieurs équidés peut participer (site internet ci-dessous).Pour les Kids : Le sais-tu ?- La tique injecte un anesthésique local dans la peau au moment de la morsure. Sa fixation est indolore et passe inaperçue : il faut donc avoir l’œil !- L’aspect d’un téton peut faire penser au corps d’une tique plantée sur l’abdomen et il arrive que des personnes tirent dessus et l’abîment, pensant retirer le parasite ! Rappel : les chiens ont 5 paires de mamelles, soit 10 mamelons. Les chats ont 4 paires de mamelles : deux paires thoraciques et deux paires abdominales. Dans chaque espèce, certains individus peuvent avoir des mamelons surnuméraires, ou, au contraire, des mamelons manquants.Pour en savoir plus- Le programme CiTIQUE : https://www.citique.fr/- Le projet de recherche PiroGoTick : voir la page Facebook ; https://www6.inrae.fr/pirogotick- Site de l’ESCCAP France :Fiche sur les tiques du chien et de chat : https://www.esccap.fr/arthropodes/tiques-risques-maladie-chien-chat.htmlFiche sur la piroplasmose : https://www.esccap.fr/maladies-vectorielles/piroplasmose-babesiose.htmlFiche « Nos recommandations » : https://www.esccap.fr/nos-recommandations-contre-les-parasites/546-printemps-c-est-le-moment-de-renforcer-la-vigilance-contre-les-tiques.html- Vidéo (en anglais) qui explique comment la tique (Ixodes ricinus) cherche une personne (ou un animal) et comment elle s’y prend pour piquer : https://youtu.be/_IoOJu2_FKE- Podcasts de Santé Cheval par Epona Vet : https://eponavet.fr/podcast/RéférencesSites internet cités dans cette fiche conseils.
11/02/2023 - Conseils du vétérinaire
Comment prendre bien soin de votre poulePar Lauriane DEVAUX, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoDepuis quelques années, la poule a le vent en poupe et elle colonise les jardins à la campagne comme en ville.Facilement apprivoisable et attachante, la poule est le nouveau NAC(1) (Nouveaux Animaux de Compagnie) de cette décennie. Habituellement achetée en jardinerie, de plus en plus de poules réformées des élevages intensifs font l’objet de sauvetage en vue d’une retraite paisible dans les poulaillers familiaux. Au-delà de l’envie de l’avoir dans le jardin, l’acquisition de cette volaille productrice d’œufs est souvent justifiée par le désir d’une alimentation plus saine et du développement d’une certaine autosuffisance.❖ Comportement et environnementLes poules vivent en groupes hiérarchisés afin de garantir leur sécurité : la survie du groupe est dépendante de la bonne santé des individus qui le composent. Si un membre du groupe est malade, il représente un danger pour les autres. L’individu dominant peut alors faire preuve d’agressivité envers la poule jugée plus faible ou malade, allant du simple picage à la mise à mort. Il est donc nécessaire d’être vigilant vis-à-vis de ces comportements, et de séparer les individus plus faibles afin de les soigner et de ne les réintroduire dans le groupe qu’une fois rétablis. La hiérarchie est souvent remise en cause, notamment lors d’une nouvelle introduction ou lors de la mort d’un membre du groupe. Les poules communiquent entre elles grâce à tout un panel de vocalises pouvant exprimer une émotion, de la curiosité, un intérêt quelconque, pour appeler un/une congénère, pour alerter le groupe ou faire part d’un danger. L’observation de vos poules vous permettra à la longue de reconnaitre ces sons et de mieux les comprendre.Pour des raisons sanitaires et de bien-être animal, le lieu de vie des poules doit répondre à certains critères indispensables : offrir un espace suffisant, permettre le contrôle des paramètres d’ambiance, être facilement accessible pour faciliter le nettoyage et être adapté aux besoins spécifiques de la poule pour prévenir les maladies. L’espace de vie est séparé en deux, une zone intérieure (le poulailler) pour permettre à la poule de s’abriter, de se reposer, de se percher et de dormir, et une zone extérieure pour lui permettre d’avoir une activité physique.Idéalement, le poulailler doit être équipé de perchoirs en bois placés à environ 50 cm du sol, de pondoirs installés dans la partie la plus sombre du poulailler (2 pondoirs pour 4 poules). L’espace doit être adapté au nombre de poules pour limiter les sources de stress et d’agressivité et pour des raisons hygiéniques. Un sol facile à nettoyer et désinfecter, comme le bois ou le béton, est préférable. Enfin, la présence d’un système de ventilation (volets, grilles d’aération...) permettra d’avoir un certain contrôle de la température et de la qualité de l’air en cas de besoin.La partie extérieure doit offrir au minimum une surface de 4m² par poule, idéalement enherbée, et offrir des zones d’ombres et des abris pour se protéger des attaques de prédateurs tels que les rapaces.La présence d’un bain de sable est également importante pour leur confort. Le point d’eau et l’aire d’alimentation doivent être le moins possible accessible aux oiseaux sauvages.❖ Particularités physiologiquesLa poule a une espérance de vie de 10 à 12 ans en moyenne. Il existe de nombreuses races de poules aux gabarits très variés, allant de quelques centaines de grammes jusqu’à 4-5 kg.C’est un oiseau omnivore aux besoins énergétiques importants, principalement fournis par des glucides et des matières grasses. La ration doit être composée d’un aliment complet équilibré sous forme de granulés, éventuellement complétée par un mélange de graines distribué 2 à 3 fois par semaines, et par de la verdure ou des crudités, source d’enrichissement environnemental. La distribution de « restes de tables » impropres à la consommation humaine est vivement déconseillée.Une source de calcium complémentaire doit aussi être proposée en période de ponte, ainsi que des particules minérales non solubles, appelée grit, qui doit aider la poule dans sa digestion.❖ Médecine préventiveL’utilisation de médicaments pour prévenir ou traiter des maladies parasitaires est vivement déconseillée sans l’avis d’un vétérinaire. En effet, des résidus de ces médicaments peuvent se retrouver dans les œufs ou dans les muscles de la poule, et leur consommation peut entraîner des répercussions sur la santé humaine. Seuls quelques médicaments sont autorisés chez ces animaux producteurs de denrées et leur utilisation nécessitent parfois la mise en place de temps d’attente avant de pouvoir consommer de nouveau leurs produits (œuf, viande).❖ ReproductionLa poule commence à produire des œufs dès 18 semaines, mais en l’absence d’un coq ils ne seront pas fécondés. La poule n’ira alors pas les couver, à l’exception de certaines races, comme la poule Soie, qui sont prédisposées aux couvades (fait de couver un œuf non fécondé). La stérilisation de la poule et du coq est difficile en pratique et est rarement dans l’intérêt de l’animal, elle est donc en pratique très peu réalisée.Question curieuse : Qu’est-ce que la grippe aviaire ?La grippe aviaire est une zoonose grave et contagieuse causée par un virus porté par les oiseaux. Les risques de contamination des volailles d’élevage sont les plus importants lorsque les oiseaux sauvages migrateurs transitent par la France (dans l’ouest principalement) : en automne, lorsqu’ils s’envolent vers des pays plus au Sud, et au printemps lorsqu’ils reviennent en Europe. La contamination entre les oiseaux se fait par les fientes et les migrateurs peuvent disséminer le virus et créer de nouveaux foyers le long des couloirs de migration rien qu’en volant au-dessus d’un élevage ou d’un poulailler. Il est donc conseillé de confiner les poules et les autres volailles domestiques pendant ces périodes afin de les protéger de toute contamination.Pour les Kids : Le sais-tu ?- Une poule pond un œuf en moyenne toute les 26h et elle n’a pas besoin de la présence d’un coq. La formation d’un œuf demande beaucoup d’énergie, elle a donc besoin d’une alimentation riche et équilibrée, de se sentir en sécurité, d’être en bonne santé et que le climat soit propice pour pondre. En cas de stress ou de maladie, la poule peut s’arrêter de pondre.- En période de ponte, la poule a besoin de grosses quantités de calcium pour la synthèse de la coquille, il est donc important d’en apporter dans sa ration : coquillages pilés, coquilles d’œuf réduites en morceaux, aliment complet... Lorsqu’elles n’en ont pas assez (carences), elles peuvent pondre des œufs mous ou difformes et cela peut conduire à une rétention d’œuf. Dans ce dernier cas, une prise en charge chez le vétérinaire est souvent indispensable pour la sauver.- Une à deux fois par an, la poule refait l’intégralité de son plumage : c’est la mue. C’est une période qui lui demande beaucoup d’énergie, elle s’arrête donc de pondre et a besoin d’une alimentation riche et bien équilibrée pour rester en bonne santé.(1) L’acronyme NAC regroupe des petits mammifères, des reptiles, des poissons, des oiseaux, etc.RéférencesGREENACRE CB, MORISHITA TY. Backyard Poultry Medicine and Surgery, A Guide for Veterinary Practitioners. Ames, Wiley Blackwell, 2015 : 345p
06/01/2023 - Conseils du vétérinaire
Qu’est-ce que l’arthrose ?Par Audrey Hervey, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoC’est une maladie articulaire chronique, évolutive et irréversible fréquente, observée chez 40% des animaux âgés (mais aussi chez les plus jeunes). Elle se traduit par une dégénérescence du cartilage qui enrobe l’extrémité des os, réduisant ainsi la mobilité de l’articulation concernée. Stopper son évolution est impossible, mais il est important de savoir détecter les signes précoces afin de freiner sa progression.❖ Quels sont les facteurs prédisposants ?A mesure que les animaux vieillissent, la probabilité qu’ils souffrent d’arthrose augmente, mais d’autres facteurs entrent en cause dans ce phénomène : l’obésité, l’alimentation inadaptée, la génétique, les traumatismes ultérieurs (fractures, problèmes musculaires, tendineux, maladies...), l’exercice trop intensif pendant la croissance, les anomalies génétiques et la race (les chiens de grandes tailles ou lourds sont plus susceptibles d’être atteints d’arthrose, mais aussi les petits chiens avec des luxations des rotules par exemple).❖ Mon animal souffre-t-il d’arthrose ?Des signes montrant que votre animal a des rhumatismes peuvent vous alerter et vous conduire à aller consulter. Par exemple : une boiterie après un effort au début de la maladie puis au réveil, une gêne quand vous le touchez, il court moins, il parait « raide », n’arrive plus à monter sur le canapé ou emprunter les escaliers, se lèche ou se mordille des parties spécifiques du corps, il mange moins, dort plus, joue moins. Il peut haleter aussi ou être plus agité, devenir grincheux. Les chats ne sauteront plus sur les meubles, urineront parfois à côté de la litière, ne chasseront plus et feront moins leurs toilettes (aspect négligé).En manipulant les articulations de votre animal, l’examen clinique mettra en évidence les raideurs, les douleurs ou les craquements. Des radiographies permettront d’évaluer le stade de l’arthrose et de savoir quel traitement instaurer. Pour les grandes races prédisposées, il est utile de dépister précocement les défauts articulaires afin d’anticiper et parfois de traiter avant que le stade ne soit trop avancé.Aucune douleur n’est normale ; si vous repérez des signes de douleur, c’est qu’elle dépasse celle que nous serions en mesure de supporter, donc n’hésitez pas à consulter. ❖ Quels traitements ?Un des points importants du traitement consiste à réduire l’inflammation : des antiinflammatoires pourront être prescrit en cures ou en continu en fonction de l’état général de votre animal et du stade de la maladie (lors de traitements au long de terme, il convient de vérifier le bon fonctionnement des organes internes afin de déterminer le traitement le mieux toléré).Il existe cependant d’autres thérapies qui aideront à réduire considérablement la dégénérescence et la douleur : les chondro-protecteurs administrés quotidiennement, une alimentation spécifique pour le bien être articulaire et pour éviter le surpoids, l’huile de chanvre, la physiothérapie (laser, électrostimulation, ondes de choc, massages, étirements...), l’hydrothérapie (tapis roulant aquatique), l’ostéopathie, l’acupuncture...Dans certains stades avancés, des chirurgies peuvent parfois être envisagées. Question curieuse : Comment puis-je aider mon animal ?- Le couchage doit être souple (matelas à mémoire de forme) et isolé du sol pour éviter humidité, refroidissement et raideurs musculaires (utiliser une petite couverture en hiver).- Placer la gamelle au sol et la relever légèrement pour que l’animal n’ait pas à se baisser.- Privilégiez les tapis dans la maison, sur son parcours habituel et devant les gamelles pour éviter les glissades.- L’exercice doit être régulier, progressif et avec modération. Privilégiez plusieurs petites promenades sur terrain souple plutôt qu’une grande. Pas d’exercice violent avec les copains chiens, pas de lancer de balle ou de balade à vélo.- Nager ou marcher dans l’eau pendant de courts exercices est une très bonne thérapie mais l’eau doit être tiède.- Les étirements des articulations en douceur et l’application de chaud sont efficaces également.- Les massages relaxants améliorent la circulation sanguine musculaire, soulagent les tensions et réduisent le stress et l’anxiété comme pour nous !Pour les Kids : Le sais-tu ?- Les animaux ressentent la douleur de manière très semblable à la nôtre. Ils ne sont pas moins sensibles ni plus tolérants, ils l’expriment différemment, silencieusement. Un humain, se plaint, pleure ou crie alors qu’un animal a un comportement plus subtil et préfère souvent se cacher. C’est naturel chez eux, une question de survie pour ne pas attirer l’attention des prédateurs. Il est préférable de le laisser tranquille car, parfois, il pourrait être agressif (pas par méchanceté, juste parce qu’il souffre) et d’aller consulter.Pour en savoir plus- Alforme : l’arthrose du chien et du chat https://www.alforme.fr/page/arthrose-chien-et-chat-27#:~:text=Dans%20le%20cadre%20d'un,acc%C3%A9l%C3%A9rant%20le%20processus%20anti%2Dinflammatoire- Zoetis : examens orthopédiques des chiens et des chats et nouvelles actualités scientifiques : https://www2.zoetis.fr/pathologies/chiens/douleurs-osteoarthrosiques- National géographic : Comment les hommes et les animaux ressentent la douleur : https://www.nationalgeographic.fr/animaux/comme-les-hommes-les-animaux-ressentent-la-douleur#:~:text=Les%20mammif%C3%A8res%20partagent%20un%20syst%C3%A8me,de%20l'%C3%A9volution%20et%20auteurRéférencesSites internet cités dans cette fiche conseil