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La première année du chiot et du chaton

02/06/2026 (modifié le 02/06/2026) Conseils du vétérinaire
La première année du chiot et du chaton

Checklist de la première année du chiot et du chaton

Par Marie RONZE, Docteure Vétérinaire, pour Chezmonveto


La première année de vie est une période essentielle pour la santé, le comportement et le bon développement de votre chiot ou chaton. Voici les points clés à ne pas manquer pour bien l’accompagner.


❖ Adoption et arrivée à la maison

L’adoption doit idéalement se faire à partir de 8 semaines minimum, après le sevrage.

o Bien choisir son animal

- Renseignez-vous au préalable sur les besoins de l’espèce et les spécificités de la race.

- Privilégier un élevage, une association ou un refuge sérieux.

- Observer les conditions de vie et, si possible, les parents (surtout en élevage : demandez également à consulter les papiers et éventuels dépistages des parents).

- Vérifier les documents : certificat de cession, identification, carnet de santé.

- L’animal doit être identifié obligatoirement (puce ou tatouage).

- Les premiers vaccins et antiparasitaires sont déjà réalisés.

- Vous devez signer le Certificat d’Engagement et de Connaissance pour toute acquisition d’un chien ou chat à titre onéreux ou gratuit. Il s’agit d’un document d’information qui a pour but de sensibiliser et responsabiliser les détenteurs avant l’acquisition. Sa signature certifie que l’acquéreur a bien pris connaissance des besoins de l’animal et s’engage à les respecter.

o Préparer son arrivée

- Couchage, gamelles, litière (chat), laisse et harnais (chien)

- Transport sécurisé : cage de transport, ceinture de sécurité, …

- Sécurisation du logement :

          o fenêtres et balcons (chat)

          o jardin clôturé (chien)

          o produits ménagers, fils électriques, plantes toxiques, petits objets

- Prévoir des jouets et zones de repos (“zone refuge”)

- Si d’autres animaux déjà présents dans le foyer : présentations progressives et encadrées


❖ Alimentation et croissance

Une alimentation adaptée est essentielle pour une croissance harmonieuse.

o Choisir une alimentation “spécial chiot” ou “spécial chaton”, de bonne qualité. Attention au marketing de certaines marques qui peut souvent être trompeur.

o Demandez conseil à votre vétérinaire pour le choix des croquettes ou le calcul de la ration.

o Toute transition alimentaire doit être progressive sur plusieurs jours (notamment si vous changez d’alimentation au moment de l’arrivée à la maison).


❖ Suivi vétérinaire et vaccinations

o La première visite

Dans la première semaine après acquisition : examen complet, conseils santé, alimentation, comportement, …

o Calendrier vaccinal (indicatif)

- 2 mois : primo-vaccination (souvent déjà réalisée par l’éleveur/association)

- 3 mois : rappel

- 4 mois : rappel

- 1 an : rappel + visite pubertaire (fin de croissance)

- Puis : rappels annuels selon le protocole

Le calendrier vaccinal dépend du mode de vie de chaque animal, il sera donc réalisé de façon personnalisée par votre vétérinaire.

Le vétérinaire vous conseillera également concernant la stérilisation : intérêt, moment adéquat pour la réaliser, …

Voici la liste des vaccinations possibles selon l’espèce et le mode de vie :

Chien :

- Vaccins essentiels : maladie de carré, hépatite infectieuse, parvovirose, parainfluenza (un des agents de la toux du chenil) et leptospirose.

- Selon le mode de vie de l’animal : toux du chenil, piroplasmose, maladie de Lyme, leishmaniose.

- Rage : obligatoire pour les voyages à l’étranger (à partir de 12 semaines).

Chat :

- Vaccins essentiels : typhus, coryza, leucose.

- Rage : obligatoire pour les voyages à l’étranger (à partir de 12 semaines).

Le protocole vaccinal est toujours adapté au mode de vie de l’animal par votre vétérinaire.

o Antiparasitaires (puces, tiques, vers)

- Parasites internes

Traitement tous les mois jusqu’à 6 mois, puis tous les 3 à 6 mois selon le mode de vie

- Parasites externes

Traitement recommandé dès l’arrivée. Indispensable pour les animaux sortant à l’extérieur.

Toujours utiliser des produits adaptés au poids et à l’espèce. Demandez conseil à votre vétérinaire.


❖ Socialisation et apprentissages

La période entre 2 et 4 mois est une phase clé du développement comportemental.

o À favoriser progressivement :

- Contact avec différentes personnes (adultes, enfants, seniors)

- Habituation aux bruits du quotidien (aspirateur, voiture, sonnette…)

- Découverte de nouveaux environnements (ville, transports…)

- Manipulations douces (pattes, oreilles, bouche) pour entraîner l’animal aux soins

- Rencontres avec d’autres animaux, de façon sécurisée

Chaque expérience doit être associée à quelque chose de positif (jeu, friandise, caresse).

o Apprendre la solitude

- Habituer progressivement l’animal à rester seul

- Éviter le sur-attachement

o Propreté et éducation de base

Chez le chien

- Sorties fréquentes : réveil, repas, jeu, coucher

- Féliciter immédiatement les réussites

- Patience : les accidents sont normaux au début

- Éviter toute punition (inefficace et contre-productive)

- Apprendre les ordres de base : assis, couché, pas bouger, lâche, le rappel.

- Stopper les comportements de mordillement le plus tôt possible

Chez le chat

- Litière accessible en permanence

- Montrer le bac dès l’arrivée

- Un bac par chat + un supplémentaire recommandé

- Nettoyage quotidien (les chats sont très sensibles à la propreté)

- Éviter les litières parfumées

En cas d’accident

- Ne jamais punir

- Nettoyer avec un produit enzymatique

- Chercher une cause possible (stress, maladie, environnement)


❖ Jeux, stimulation et enrichissement

Le jeu est essentiel pour le développement physique et mental.

- Jouets adaptés, sécurisés et variés

- Griffoirs indispensables pour les chats (griffades naturelles)

- Jeux réguliers pour éviter l’ennui (surtout en intérieur : jouets d’occupation)

- Attention aux petits objets dangereux (ingestion possible)


❖ Erreurs fréquentes à éviter

- Donner du lait de vache (intolérance fréquente)

- Laisser sortir trop tôt sans surveillance

- Changer brutalement d’alimentation

- Déranger excessivement le sommeil

- Donner des jouets non sécurisés

Erreurs d’éducation courantes

- Répondre systématiquement aux miaulements ou demandes

- Jouer avec les mains (favorise morsures/griffures)

- Céder systématiquement aux demandes alimentaires

- Utiliser des punitions physiques

- Négliger la socialisation


❖ En résumé

La première année de vie est une période fondatrice. Une bonne alimentation, une prévention vétérinaire adaptée, une socialisation progressive et un cadre sécurisé permettent de construire un animal équilibré et en bonne santé.


Pour les kids : Le sais-tu ?

Ton chiot ou ton chaton découvre une nouvelle maison : tout est nouveau pour lui ! Pour l’aider à se sentir bien, il faut être doux et patient. Laisse-le dormir tranquillement quand il se repose, évite de crier ou de courir après lui, et ne tire jamais sur sa queue ou ses oreilles. Tu peux jouer avec lui, le caresser doucement et l’aider à apprendre plein de choses avec l’aide d’un adulte. Parfois, ton compagnon aura aussi besoin d’être seul dans son panier ou sa cachette : c’est normal ! En étant gentil et calme avec lui, vous deviendrez de grands amis.

Les kystes ovariens du cochon d’Inde
Les kystes ovariens du cochon d’Inde

11/10/2022 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Les kystes ovariens du cochon d’Inde, quelle prise en charge ?Par Lauriane Devaux, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoLes kystes ovariens sont fréquents chez le femelle cochon d'Inde. Mais étant majoritairement asymptomatiques, beaucoup de cas ne sont pas diagnostiqués. Ils touchent des femelles âgées de 3 mois à 5 ans sans lien avec le passé reproducteur de l’animal. En revanche, des études montrent que le nombre de cas augmente avec l’âge. Il s’agit de la maladie du système reproducteur femelle la plus répandue dans cette espèce.❖ Qu’est-ce qu’un kyste ovarien ?La grande majorité des kystes ovariens du cochon d’Inde sont physiologiques et sont localisés à l’intérieur de l'ovaire. Il existe aussi des kystes extra-ovariens ou des kystes tumoraux de l'ovaire, très peu représentés.Les principaux kystes retrouvés sont les kystes séreux, également appelés non sécrétants. Bien que la raison de leur développement ne soit, à ce jour, pas élucidée, les œstrogènes et la testostérone semblent augmenter leur fréquence. Pour autant, les éventuelles  gestations, ou de la durée de la période d'ovulation n’ont, elles, aucun impact. Parmi de nombreuses hypothèses, celle de la présence de phyto-œstrogènes dans l’alimentation a été évoquée mais les recherches n’ont permis à ce jour de n’aboutir à aucune conclusion .Les kystes folliculaires, dits kystes sécrétants, sont moins représentés. Une défaillance hormonale conduisant à l'absence d'ovulation du follicule mature serait à l’origine de sa formation. Au lieu de dégénérer ce dernier continue à grossir et à sécréter des hormones sexuelles. Des problèmes similaires sont décrits chez la vache. Dans cette espèce, des facteurs génétiques, le stress ou des défauts d’apport énergétique sont des facteurs favorisant leur installation.Les kystes peuvent toucher un ovaire ou les deux, sachant qu’ils peuvent ne pas être tous de la même nature. Leur taille varie de quelques millimètres à un dizaine et des études ont montré une tendance à avoir des kystes de plus grande taille chez les individus plus âgés. Un lien entre la présence des kystes ovariens et la présence de certaines maladies utérines (certaines tumeurs utérines, endométriose, hyperplasie kystique de l’endomètre...) est largement suggéré dans certaines études mais la raison n’est pas encore claire.❖ Quels sont les symptômes observés lors de kystes ovariens ?Les symptômes associés à la présence de kystes sont variables en fonction de la taille, de la nature et de la distribution du ou des kystes. L’éventuelle sécrétion d’hormones sexuelles influence les signes observés. Les kystes séreux peuvent être à l’origine de symptômes généraux (abattement, baisse d'appétit ou anorexie, perte ou prise de poids), de symptômes digestifs (distension et douleurs abdominales, ralentissement de transit) ou respiratoires (augmentation de la fréquence respiratoire), à mettre en lien avec la gêne occasionnée par la présence des kystes dans l’abdomen. Quant aux kystes folliculaires ou sécrétants, les signes d’appel sont d’abord liés à un la sécrétion accrue d'œstrogènes, comme une perte de poils symétrique démarrant sur les flancs. Des symptômes concernant l’appareil reproducteur sont aussi rapportés : pertes vulvaires, baisse de la fertilité, épaississement de la peau au niveau des mamelles, hypertrophie du clitoris, comportement reproducteur exacerbé. Ces symptômes ne sont en général pas observés dans les cas de kystes séreux.Il est parfois possible de les sentir en palpant directement l’abdomen de l’animal. Il est également fréquent qu’il n’y ait aucun symptôme associé à la présence des kystes et que leur diagnostic soit établi par hasard.❖ Comment diagnostiquer les kystes ovariens ?Lors d’une suspicion, l’examen complémentaire de choix est l’échographie abdominale. Si la taille du ou des kystes est suffisantes, ils peuvent même être visibles sur une radiographie.❖ Quel traitement est possible ?Le traitement de choix est la stérilisation, lors de laquelle les ovaires et l’utérus seront intégralement retirés. La chirurgie peut être dans certains cas compliquée par la taille des kystes rendant difficile l’extériorisation des ovaires. Le risque anesthésique est également à prendre en compte.L’aspiration des kystes à travers la peau, à l’aveugle ou échoguidée, est également décrite mais cette méthode ne permet de réduire leur taille que provisoirement car ils peuvent se recollecter en quelques jours à quelques semaines. Cet acte peut être risqué car il y a un risque de rupture du kyste et il peut, en théorie, provoquer une péritonite dû à l’écoulement du liquide kystique dans l’abdomen.Des traitements hormonaux ont également été testés, avec une efficacité variable et dépendante du type d’hormones et de la nature des kystes. Ils sont une bonne alternative notamment lorsque la chirurgie ne peut être immédiatement envisagée.❖ Est-ce que c’est une maladie grave ?Le pronostic des kystes ovariens, en l’absence de tumeur, est bon avec le traitement chirurgical mais inconnu pour le traitement hormonal. Seule une stérilisation précoce permet de prévenir la maladie, cependant, le risque anesthésique et chirurgical de cette intervention n’est pas toujours en faveur de cette pratique. Une décision au cas par cas est donc conseillée.Question curieuse : Pourquoi stérilise-t-on les animaux ?La stérilisation d'un animal de compagnie peut être envisagée pour plusieurs raisons : pour la gestion de population (éviter d’avoir des petits quand il y a un mâle et une femelle ensemble), pour des raisons médicales (infection, tumeur, autres anomalies), pour lutter contre un problème comportemental lié au comportement sexuel (les pipis partout, agressivité...) ou tout simplement à titre préventif (prévention de maladies, notamment des tumeurs génitales).Pour les Kids : Le sais-tu ?- Lorsque l’on souhaite faire reproduire une femelle cobaye, il est conseillé de le faire avant ses 1 an car le bassin est encore suffisamment mobile pour laisser passer les petits sans soucis. Si la première portée est faite au-delà de cet âge, il y a un risque que les bébés restent coincés au moment de la naissance.- Les besoins en vitamine C d’une femelle cobaye en gestation ou en lactation augmentent. Il est indispensable de bien la complémenter pendant cette période.Références1. PILNY A. Ovarian Cystic Disease in Guinea Pigs. Vet Clin Exotic Anim. 2014;17:69-75.2. BEAN AD. Ovarian Cysts in the Guinea Pig (Cavia porcellus). Vet Clin Exotic Anim. 2013;16:757-776

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La vaccination des chiens et chats
La vaccination des chiens et chats

09/09/2022 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

La vaccination des chiens et des chats :prévenir les maladies plutôt que de les soignerPar Amandine Clément, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoLa vaccination est un acte prophylactique médical. La prophylaxie (1) désigne « l’ensemble des moyens médicaux mis en œuvre pour empêcher l'apparition, l'aggravation ou l'extension des maladies ». A l’instar de l’homme, chez l’animal, la vaccination consiste à provoquer délibérément une réaction immunitaire destinée à le protéger, à l’avenir, contre un agent pathogène viral, bactérien voire parasitaire. À l’échelle d’une population, la vaccination est un des outils qui permet donc de réduire l’incidence d’une maladie dans l’objectif de parvenir à son éradication.Le vaccin, médicament immunologique à usage vétérinaire, est une véritable solution pour améliorer la santé et le bien-être des animaux et réduire le recours aux antibiotiques. Il joue un rôle essentiel dans la protection des santés animale et humaine (concept « One Health »: Une Santé).❖ Vaccins disponibles chez le chien et le chatFaire vacciner son chat ou son chien n’est pas obligatoire tant qu’il reste sur le territoire français.En revanche, la vaccination contre la rage est obligatoire : si vous avez un chien de 1ère ou 2ème catégorie, si vous partez à l’étranger (en plus des « impératifs santé » du pays visité), ou pour vous rendre dans certains centres de vacances ou campings qui l’exigent.VACCINS RECOMMANDES CHEZ LE CHIEN :- Vaccins antibactériens : Leptospirose, Bordetellose- Vaccins antiviraux : Rage, Maladie de Carré, Hépatite de Rubarth, Parvovirose, Toux de chenil- Vaccins antiparasitaires : Babésiose (piroplasmose), LeishmanioseVACCINS CONSEILLES CHEZ LE CHAT :- Vaccins antibactériens : Chlamydiose- Vaccins antiviraux : Rage, Coryza (herpesvirus, calicivirus), Panleucopénie infectieuse (typhus), Leucose féline (FeLV)Données issues du tableau proposé par Dr Éric Vandaële à partir des bases de données des agences du médicament européenne (EMA) et française (Anses-ANMV).❖ Hésitation vaccinaleCes dernières années, les recommandations en termes de vaccination canine et féline ont évolué. Elles tendent vers une vaccination raisonnée, individualisée. En effet, selon le mode de vie et l’état de santé de l’animal, la situation épidémiologique et la discussion engagée avec son propriétaire, le vétérinaire peut moduler le calendrier vaccinal (valences essentielles ou optionnelles, certains rappels espacés).Néanmoins, cette liberté ne doit pas faire oublier l’importance de cet acte simple et salvateur. Le protocole de primovaccination a d’ailleurs été renforcé et les chiots et les chatons sont les bienvenus à la clinique dès l’âge de deux mois.La défiance vaccinale est problématique car la plupart des maladies, aussi silencieuses soient-elles, n’ont pas disparu ! En effet, la baisse de la couverture vaccinale a des conséquences tangibles dans la résurgence de certaines maladies très contagieuses (moins d’un quart des chats français est vacciné contre le typhus et le coryza, valences essentielles pour cette espèce ; épidémies de parvovirose canine au Royaume-Uni et en Belgique en 2018).Enfin, la visite de vaccination permet d’aborder de nombreux points avec le vétérinaire concernant la santé de l’animal et les soins à lui prodiguer (hygiène bucco-dentaire, hygiène corporelle, traitements antiparasitaires externes, vermifugations, etc.). ❖ PharmacovigilanceAu sein de l’Anses, l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV) est l’autorité compétente en matière d’évaluation et de gestion du risque pour le médicament vétérinaire en France. Elle mène, entre autres, les actions liées à la pharmacovigilance vétérinaire. Cette dernière consiste en la surveillance des effets indésirables des médicaments vétérinaires, notamment ceux qui n’auraient pas été identifiés au cours du développement, chez les animaux et les êtres humains, et l’évaluation scientifique des informations recueillies. Il est essentiel de rappeler, sur la base de données scientifiques récentes, que les effets indésirables graves des vaccins sont extrêmement rares !Question curieuse : A quoi sert l’adjuvant dans un vaccin, quand il y en a un ?La nature des adjuvants et leurs propriétés immunologiques sont très variées. Selon la formulation du vaccin, l’ajout d’adjuvant(s) est parfois nécessaire pour améliorer la qualité de la réponse immunitaire induite chez l’animal receveur. Ainsi, leur utilisation permet de diminuer le nombre d’injections nécessaires pour les primovaccinations, d’améliorer la durée de la réponse mémoire et, dans certains cas, d’orienter la réponse immunitaire (humorale = anticorps, ou cellulaire).Pour les Kids : Le sais-tu ?- Un vaccin ne se pratique pas toujours à l’aide d’une piqûre sous la peau (= par voie sous-cutanée). Par exemple, un vaccin contre la Toux de chenil s’effectue dans les narines (par voie intranasale) chez le chien.- Connais-tu l’histoire du premier être humain vacciné ? Il s’appelait Joseph Meister et son histoire est racontée sur le site de l’Institut Pasteur : https://www.pasteur.fr/fr/institut-pasteur/notre-histoire/troisieme-epoque-1877-1887Pour en savoir plus- Le Syndicat de l'industrie du médicament et réactif vétérinaires (SIMV) a créé un observatoire national de la vaccination des animaux. Il vise à informer le public sur le taux de vaccination des animaux et son évolution : https://lemedicamentveterinaire.simv.org/vaccins- Directives de vaccination auprès des propriétaires de chiens et de chats publiées par la World Small Animal Veterinary Association (WSAVA), en anglais : https://wsava.org/global-guidelines/vaccination-guidelines/(1) Définition proposée par le dictionnaire Larousse (https://www.larousse.fr)Références1. Boullier S. Le Point Vétérinaire n° 404 du 01/04/2020. Dossier « Les vaccins disponibles chez le chat »2. Sites internet cités dans cette fiche conseils

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Prendre soin de  votre furet
Prendre soin de votre furet

22/08/2022 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre...furet !Par Lauriane Devaux, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoEspiègle et joueur le furet est un animal adorable qui plait beaucoup. Souffrant d’une injustement d’une réputation d’animal mordeur et ayant une mauvaise odeur, il laisse malgré tout un souvenir impérissable à tous les propriétaires qui en ont accueilli un chez eux. Le furet est un animal qui est physiologiquement peu adapté à la vie domestique ce qui peut favoriser le développement de certaines maladies. Des bilans de santé régulier chez votre vétérinaire NAC (1) sont conseillés pour les prévenir ou diagnostiquer précocement d’autres  maladies potentiellement graves.❖ Comportement et environnementLe furet est un animal grégaire mais qui peut aussi s’accommoder de vivre seul si ses propriétaires interagissent suffisamment avec lui. C’est un animal en général crépusculaire mais qui s’est adapté à un mode de vie diurne. Il peut dormir jusqu’à 20h par jour ! Il est très joueur et s’entend très bien avec les autres carnivores domestiques de la maison (chien et chat). En revanche, la proximité avec les « animaux proies » est à éviter. Il est très curieux et n’a en général peur de rien et il se met facilement en danger. Son espace de vie doit donc être sécurisé pour éviter les accidents.Le furet est un animal très actif qui aura besoin d’un espace suffisamment grand pour évoluer. En l’absence des propriétaires, la vie en cage, dans un enclos ou une pièce dédiée et sécurisée est conseillée. La cage doit faire au moins 1 m de long et dans l’idéal 1 m de haut pour lui permettre les explorations en hauteur. Le lieu de vie du furet doit comporter une ou plusieurs zones de couchage confortables où il pourra se cacher. La zone d’alimentation doit comporter des gamelles lourdes qu’il ne pourra pas retourner. Enfin, il aura besoin d’une litière pour faire ses besoins. Les jouets seront très appréciés (tunnels, chaussettes, jouets à plumes, balles). Il peut aussi vivre à l’extérieur en cage ou enclos sécurisé et peut être habitué à se balader en harnais.❖ Particularités physiologiquesLe furet a une espérance de vie de 6 à 8 ans. Les femelles pèsent en moyenne 1 kg et les mâles peuvent peser jusqu’à 2 kg. On observe une variation saisonnière du poids chez le furet, qui est plus lourd en hiver qu’en été.C’est un carnivore strict qui supporte très mal les aliments d’origine végétales. Plusieurs types de rations alimentaires existent et présentent chacune des avantages et des inconvénients.- Les croquettes : elles se conservent et se stockent facilement. Cependant, elles comportent des glucides et contiennent parfois des protéines végétales. Ces éléments qui ne font pas partie de la ration « naturelle » du furet peuvent favoriser le développement de certaines maladies.- La ration carnée : une ration faite uniquement de viande (muscles) est déconseillée car très carencée (minéraux, acides aminés, vitamines). En plus du muscle, il doit y avoir des abats et des morceaux de carcasse pour couvrir tous les besoins. Certains types de BARF (2) peuvent être proposés. Le respect de la chaine du froid est indispensable pour éviter les intoxications.- Les proies (poussins congelés) : cette alimentation est en général bien équilibrée. Le respect de la chaine du froid est indispensable.- La ration ménagère : ration faite à la maison avec une alimentation crue. Elle est élaborée par un vétérinaire NAC pour respecter tous les besoins de l’animal. Le respect de la chaine du froid est indispensable.- Les friandises : œufs (poule, caille) et abats, à préférer aux friandises industrielles.Les habitudes et préférences alimentaires du furet se dessinent au sevrage. Ainsi, à l’âge adulte il pourra être difficile de changer la ration d’un furet.❖ Médecine préventiveLe furet est vacciné contre la maladie de Carré. C’est une maladie virale très contagieuse, incurable et mortelle. L’animal malade présente un syndrome fébrile et des symptômes dermatologique. Il existe une forme respiratoire et une forme provoquant plutôt des signes digestifs. Grâce à la vaccination, cette maladie est devenue anecdotique. Le rappel est annuel.❖ ReproductionLa furette est pubère vers 8-9 mois et le mâle vers 7-8 mois. La gestation dure en moyenne 42 jours et la portée fait en moyenne 6 à 8 petits. Ils sont sevrés vers 6-8 semaines. Les chaleurs de la furette ne sont interrompues que par le coït avec un mâle. Si elle n’est pas mise à la reproduction, les chaleurs sont continues et cela conduit rapidement à une anémie potentiellement mortelle. La stérilisation préventive est donc obligatoire chez la femelle s’il n’y a pas de reproduction.La stérilisation chirurgicale des furets est déconseillée car elle favorise le développement de la maladie surrénalienne. On lui préfère la stérilisation chimique avec un implant. Elle est transitoire et dure entre 1 et 4 ans.Question curieuse : Comment reconnait-on les chaleurs et le rut chez le furet ?Chez la furette, les chaleurs se traduisent par une odeur un peu plus forte et un gonflement de la vulve. Le mâle prend une odeur très musquée et sa peau se couvre d’un sébum jaunâtre. Il est aussi plus agressif. Lorsque le mâle et la femelle sont mis en contact en cette période, le coït prend en moyenne 48h et le mâle est assez violent avec la femelle.Pour les Kids : Le sais-tu ?- Le furet est un animal carnivore et non un rongeur. C’est un mustélidé, cousin du putois dont la domestication date probablement de l’Antiquité.- Le furet est un carnivore domestique : à l’instar des chiens et des chats, leur identification avec une puce électronique est obligatoire. Ils sont inscrits dans un registre informatique disponible sur internet, l’I-CAD, sur lequel on retrouve les coordonnées des propriétaires. Si tu trouves un furet sur la voie publique, tu peux l’amener à un vétérinaire pour lire sa puce et retrouver ses propriétaires grâce à ce fichier.- Lorsque le furet a peur, il décharge un liquide très malodorant contenu dans ses glandes anales situées de part et d’autre de l’anus. Il a pour but de faire fuir les prédateurs ou le danger(1) L’acronyme NAC regroupe des petits mammifères, des reptiles, des poissons, des oiseaux, etc.(2) BARF : Biologically Appropriate Raw Food, traduit par Alimentation Crue Biologiquement AppropriéeRéférencesQUESENBERRY KE, CARPENTER JW. Ferrets, Rabbits and Rodents Clinical Medicine and Surgery. 4th ed. Saunders WB. 2020 : 656p

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L'identification des carnivores domestiques
L'identification des carnivores domestiques

04/07/2022 - Actualités générales

Actualités générales

L’identification des carnivores domestiques :un acte de protectionPar Amandine Clément, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoObligatoire en France, l’identification concerne les chiens, les chats et les furets. En effet, selon la loi, tous les chiens de plus de 4 mois (nés après janvier 1999) ainsi que tous les chats de plus de 7 mois (nés après janvier 2012) doivent être identifiés. A partir de l’âge minimal, elle peut être réalisée à tout moment.Le fait de détenir un animal non identifié expose le détenteur à une amende de 4ème classe, dont le montant peut s’élever jusqu’à 750 €. ❖ Carte d’identitéL’identification offre une identité officielle à un animal et c’est la seule preuve du lien qui l’unit à son détenteur. A noter que cette démarche doit être réalisée avant l’acquisition de l’animal par la personne qui le cède (éleveur, particulier, association). Ainsi,  l’identification d’un animal assure la fiabilité et la mise à jour de l’ensemble des démarches administratives qui le concernent, et puis, un animal identifié est avant tout plus rapidement retrouvé en cas de perte ! En France, la base de données dédiée aux animaux carnivores domestiques est le Fichier National d’Identification, géré par la société I-CAD.❖ TechniquesDeux techniques coexistent encore aujourd’hui : le tatouage et la puce électronique. Le tatouage est effectué par un vétérinaire ou un tatoueur agréé. Il est réalisé généralement dans l’oreille ou à l’intérieur de la cuisse et nécessite une anesthésie générale. Il a l’avantage d’être visible directement sur l’animal. En revanche, avec les années, il devient de moins en moins lisible.La puce électronique (ou transpondeur) est un petit bout de métal, de la taille d’un grain de riz, qui renferme un code composé de 15 chiffres. Elle utilise le principe de la radio-identification : le code s’affiche sur un lecteur spécifique lorsque celui-ci est passé à proximité de la zone d’implantation sur l’animal. Cet appareil est détenu par les différents professionnels susceptibles de s’en servir (vétérinaires, fourrières, refuges, associations etc.). La puce est non émettrice, étanche et biocompatible ce qui signifie qu’elle ne contient aucun système magnétique ou électrique qui pourrait nuire à la santé de votre animal. Infalsifiable, elle est implantée à vie par voie sous-cutanée chez un vétérinaire. Acte rapide et sans douleur pour l’animal, il ne nécessite pas d’anesthésie. Aucune réaction locale n’est à craindre (ni immédiate, ni retardée).❖ Voyager à l’étrangerLorsqu’une personne voyage avec son animal de compagnie à l’étranger, c’est l’identification par puce électronique qui s’impose. Le document officiel est indispensable pour l’édition d’un passeport.Attention : un animal qui voyage, c’est un risque de rage, une maladie toujours mortelle une fois les symptômes apparus. Aussi, avant de voyager, il est nécessaire de respecter la réglementation : l'animal identifié par puce doit avoir ses vaccins à jour. Pour cela, il faut prendre rendez-vous chez son vétérinaire 4 mois avant le départ. De surcroît, les conditions liées au voyage d’un animal varient d’un pays à l’autre ; le vétérinaire doit donc être consulté suffisamment en amont du départ. Des informations actualisées sont disponibles sur le site internet AniVetVoyage. Question curieuse : Perdu(s) // trouvé(s) : Comment s’y prendre ?Près de 75% des animaux déclarés perdus sont des chats. Or, moins de 1 chat sur 2 est identifié (source : https://identifier-mon-animal.fr/). D’autre part, savez-vous que la puce électronique n’est pas géolocalisable ? Seul un collier GPS peut vous permettre de connaître la position de votre animal en temps réel. A noter que plusieurs événements de vie peuvent vous amener à modifier les informations liées à votre animal (statut sexuel, coordonnées, décès, etc.) et il est important d’y prêter attention (https://www.i-cad.fr/articles/abandon-contraint-deces-divorce-demenagement-mordeur-quelles-demarches).Une application officielle, baptisée Filalapat, est dédiée aux animaux perdus, vus et trouvés. Elle permet de retrouver plus facilement son animal grâce aux professionnels (vétérinaires, fourrières, refuges, associations etc.) et aux membres de la communauté, les Filalapot’s, présents sur tout le territoire français.Pour les Kids : Le sais-tu ?- La puce électronique ne permet pas de savoir où est ton chat. En revanche, l’usage d’une chatière électronique, qui ne laisse entrer que le(s) chat(s) de la maison identifié(s) par puce, évite de retrouver le chat du voisin sur ton canapé au retour des vacances !- Il est possible de compléter l’identification de ton animal (par puce électronique ou par tatouage) à l’aide d’un beau collier personnalisé avec une médaille rigolote qui indique un numéro de téléphone, voire l’adresse de la famille.Pour en savoir plus :- Site complet de la société I-CAD : https://www.i-cad.fr/- Site pédagogique qui réunit l’ensemble des informations à connaître sur l’identification d’un animal et ses enjeux : https://identifier-mon-animal.fr/- Site du ministère de l’agriculture et de l’alimentation à propos de la rage : https://agriculture.gouv.fr/gare-la-rage- Animal perdu / trouvé : consulter les démarches sur le site de l’I-CAD (https://www.i-cad.fr/articles/animal_trouve) et sur le site de l’ordre des vétérinaires(https://www.veterinaire.fr/fiches-pratiques/fiches-pratiques-grand-public/je-trouve-un-animal-errant-que-faire.html)- Application Filalapat : https://www.filalapat.fr/ (à télécharger sur votre smartphone)Références :Sites internet cités dans cette fiche conseil

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Prendre soin de votre cochon d'Inde
Prendre soin de votre cochon d'Inde

14/06/2022 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Comment prendre bien soin de votre...cochon d’Inde ! Par Lauriane Devaux, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoTimide mais attachant, le cochon d’Inde ou cobaye fait partie des Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC(1)) les plus répandus dans les familles françaises. Il saura communiquer avec vous avec une certaine gamme de vocalises et de roucoulement qui ne laissent pas indifférents ! Ils sont malheureusement plus fragiles que les lapins lorsqu’ils tombent malades, d’où la nécessité de bien connaitre ses besoins et d’adapter les conditions de vie de cet animal sensible à votre domicile.❖ Comportement et environnementLe cochon d’Inde est un animal grégaire qui vit dans la nature en groupe de 5 à 10 individus. Il est donc conseillé d’en adopter au moins deux lorsque cela est possible. La cohabitation entre femelles génère en général moins de conflits que celle entre mâles. La cohabitation entre mâle et femelles se passent généralement bien, mais la stérilisation des mâles est recommandée pour éviter les portées non désirées. Le cobaye est un animal proie, la cohabitation avec des carnivores domestiques est donc déconseillée. Pour des raisons sanitaires, celles avec le lapin l’est aussi.La surface de vie au sol doit être la plus étendue possible et installée dans un endroit calme. Au minimum, pour deux individus, une cage de 120 cm x 50 cm x 40 cm est conseillée. On y aménagera plusieurs cachettes ainsi que des aires de repos confortables. Pour éviter l’ennui, des jouets doivent être mis à sa disposition et des sorties quotidiennes organisées. Pour l’espace repas, un râtelier pour le foin, et des gamelles, pour les granulés, les végétaux frais et l’eau suffiront. Les cochons d’Inde font en général leurs besoins partout dans la cage. Le fond de cage doit donc être recouvert partout d’une épaisse couche de litière ou d’un tapis absorbant.Ils peuvent également vivre en extérieur, mais il faut alors les protéger des prédateurs et des intempéries.❖ Particularités physiologiquesLe cochon d’Inde a une espérance de vie de 5 à 8 ans. Les femelles pèsent en moyenne 700 g à 1 kg et les mâles entre 900 g et 1,2 kg.C’est un herbivore strict qui a besoin d’un apport quotidien en vitamine C. Ainsi, une ration de végétaux riches en vitamine C doit être proposée, ou à défaut une complémentation quotidienne sous forme de comprimés ou d’un sirop à boire directement. Les doses recommandées sont de 10 à 30 mg/kg par adulte en bonne santé. Une ration riche en fibres est nécessaire à la qualité de ses dents et à sa digestion. Même s’il est gourmand et préfère les aliments sucrés, il faudra les limiter afin de prévenir certaines maladies.Au menu : varier l’apport en foins adaptés à volonté, entre 150 et 200 g de verdure, et éventuellement des 15 à 20 g de granulés par jour.❖ Médecine préventiveLe cochon d’Inde peut être porteur asymptomatique de parasites à l’origine de la gale ou de la teigne. Cette dernière peut être transmise à l’être humain et notamment aux jeunes enfants et personnes immunodéprimées. Le respect des consignes d’hygiène de base est donc indispensable pour éviter d’éventuelles transmissions. Si votre cobaye présente des lésions cutanées, une consultation chez le vétérinaire permet d’identifier les parasites responsables puis de traiter votre/vos animau(x).Il n’y a pas de vaccination nécessaire ou obligatoire pour le cochon d’Inde.❖ ReproductionUne femelle est pubère entre 4 et 6 semaines, un mâle entre 5 et 10 semaines. La gestation est d’une durée de 68 jours en moyenne et la taille de la portée est de 2 à 4 petits en moyenne.La stérilisation préventive n’est pas obligatoire. Lorsqu’un mâle et une femelle cohabite, la stérilisation du mâle est recommandée car l’accès aux testicules est plus simple et donc la chirurgie est plus courte et moins douloureuse pour l’animal. Les mâles se remettent donc mieux que les femelles de l’intervention. La stérilisation d’une femelle est parfois envisagée, lorsque cette dernière présente une affection que l’on appelle kystes ovariens.Question curieuse : Pourquoi les lapins et les cobayes ne peuvent pas cohabiter ?Même s’ils s’entendent souvent bien, leur cohabitation est déconseillée puisqu’ils peuvent se transmettre des bactéries, principalement à tropisme respiratoire, pathogènes. En effet, le lapin peut être porteur asymptomatique d’un genre de bactéries appelées Bordetella. Or, le cobaye y est particulièrement sensible. A contrario, le cochon d’Inde peut être, lui, porteur des bactéries du genre Pasteurella, auxquelles le lapin est très sensible. Ces bactéries provoquent notamment des maladies respiratoires potentiellement graves qui peuvent devenir  chroniques.Pour les Kids : Le sais-tu ?- Le cobaye pratique la coprophagie : il mange certaines de ses crottes pour optimiser sa digestion et récupérer certaines vitamines et certains acides aminés produits lors de sa « première digestion ».- Le cochon d’Inde est une espèce nidifuge : littéralement cela veut dire « qui fuit le nid ». Cela se traduit par le fait que les femelles accouchent de petits cochons d’Inde miniatures, avec un pelage déjà formé et les yeux ouverts ! Au bout de quelques jours ils sont capables de quitter le nid.- Les cobayes ne synthétisent pas leur propre vitamine C : un apport quotidien avec des compléments ou via une alimentation riche est conseillée. Le brocoli, le poivron, le persil, le choux, le fenouil, l’aneth ou le kiwi sont des végétaux riches en vitamine C que tu peux proposer à ton cobaye. Lorsqu’il est malade, en gestation ou en lactation, le cobaye voit ses besoins en vitamine C quadrupler ; on doit augmenter les apports pour éviter les carences. Chez l’humain, la carence en vitamine C provoque une maladie appelée le scorbut. Les malades perdaient, entre autres, leurs dents. Chez le cobaye, cela fragilise les ligaments : les dents sont moins bien fixées et les  articulations sont moins solides. C’est une maladie grave, qu’il n’est pas toujours possible de soigner.(1) L’acronyme NAC regroupe des petits mammifères, des reptiles, des poissons, des oiseaux, etc.RéférencesQUESENBERRY KE, CARPENTER JW. Ferrets, Rabbits and Rodents Clinical Medicine and Surgery. 4th ; ed. Saunders WB. 2020 : 656p

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