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Le retour des parasites externes

01/04/2026 (modifié le 01/04/2026) Conseils du vétérinaire
Le retour des parasites externes

Les parasites reviennent au printemps : protégez vos animaux !

Par Marie RONZE, Docteur Vétérinaire, pour Chezmonveto


Avec l’arrivée des beaux jours, les promenades s’allongent, les jardins refleurissent… et les parasites font leur grand retour ! Chaque année, le printemps marque une période à risque pour nos compagnons à quatre pattes. Chiens, chats et nouveaux animaux de compagnie peuvent être concernés.

Lorsque les températures augmentent et que l’humidité est plus présente, les conditions deviennent idéales pour le développement des parasites.

❖ Les principaux parasites à surveiller

o Les puces

Très fréquentes chez le chien et le chat, les puces provoquent des démangeaisons parfois intenses. Certains animaux développent même une allergie à leur salive (DAPP : dermatite allergique aux piqûres de puces).

Les puces peuvent également transmettre des parasites internes (ver plat, Dipylidium).

Une seule puce visible peut cacher une infestation bien plus importante dans l’environnement (panier, tapis, canapé…). C’est pourquoi il est primordial de traiter l’animal ET l’environnement.

Demandez conseil à votre vétérinaire.

o Les tiques

Les tiques se trouvent dans les herbes hautes, les forêts, les jardins. Elles s’accrochent à la peau pour se nourrir de sang. Outre l’irritation locale, elles peuvent transmettre des maladies graves, comme :

- La piroplasmose

- L’ehrlichiose

- La maladie de Lyme.

Une inspection du pelage après chaque promenade est fortement recommandée, ainsi qu’un traitement préventif adapté. Si vous trouvez une tique sur votre animal, il est primordial de la retirer correctement : utilisez un crochet tire-tique, puis désinfectez la plaie.

o Les moustiques

Moins visibles, certains moustiques, les phlébotomes, peuvent transmettre la leishmaniose, surtout dans le sud de la France. C’est une maladie chronique, qui peut être mortelle. Pour la prévenir, il existe des antiparasitaires efficaces contre les phlébotomes, ainsi qu’un vaccin. Demandez conseil à votre vétérinaire.

o Les parasites internes

Le printemps favorise également la contamination par des vers digestifs. Les animaux peuvent se contaminer en reniflant, en léchant le sol ou en ingérant des proies.

Certains vers peuvent être transmis à l’humain (notamment chez les enfants).

❖ Comment lutter contre les parasites ?

1. Mettre en place un traitement antiparasitaire externe adapté :

Il existe différentes formes :

- Pipettes (spot-on)

- Comprimés

- Colliers

Le choix dépend de l’espèce, du mode de vie, de l’âge et du poids de votre animal.

2. Vermifuger régulièrement

Un protocole de vermifugation adapté permet de limiter les risques liés aux parasites internes. Attention à une idée reçue bien répandue : l'herbe ne remplace pas le vermifuge ! Un chien ou un chat qui mange de l’herbe ne se purge pas. Au contraire, il peut même s’infester en ingurgitant de l’herbe souillée.

3. Surveiller et inspecter

Après chaque promenade :

- Vérifiez le pelage

- Retirez rapidement les tiques avec un tire-tique

- Surveillez l’apparition de démangeaisons

4. Traiter l’environnement si nécessaire

En cas de puces, le traitement de l’habitat est souvent indispensable.

❖ Les nouveaux animaux de compagnie (NAC)

Les lapins, rongeurs, furets, oiseaux ou reptiles peuvent eux aussi être concernés par certains parasites, qu’ils vivent en intérieur ou en extérieur.

Les puces sont fréquentes chez le lapin et le furet, tandis que les acariens peuvent provoquer des problèmes de peau chez les mammifères, reptiles et oiseaux. Les NAC peuvent également être infestés par des parasites internes (vers digestifs).

La contamination peut se faire par contact avec l’environnement, d’autres animaux du foyer, ou via l’alimentation (foin, végétaux, …).

Comme pour les chiens et les chats, une surveillance régulière et des mesures de prévention adaptées sont essentielles.

Attention : tous les antiparasitaires ne sont pas adaptés aux NAC et certains produits peuvent être toxiques.

❖ Un conseil personnalisé reste essentiel

Chaque animal est unique. Un chat d’appartement n’a pas les mêmes besoins qu’un chien de chasse ou qu’un animal vivant en zone rurale.

Votre vétérinaire pourra vous conseiller un protocole de prévention adapté à votre compagnon et à votre région.

❖ En résumé

Le printemps est une saison agréable… mais aussi celle du réveil des parasites.

Anticiper et protéger votre animal permet d’éviter bien des désagréments et de profiter sereinement des beaux jours.

N’hésitez pas à contacter notre équipe pour faire le point sur la protection antiparasitaire de votre compagnon.


Pour les kids :

Il est important de bien protéger ton animal de compagnie contre les parasites :

- Accompagne-le chez le vétérinaire et suis ses recommandations.

- Vérifie régulièrement son pelage avec tes parents.

- Garde son espace de vie propre.

Il est aussi important de te protéger des parasites : lave-toi les mains après avoir touché ton animal ou nettoyé son habitat.

La reproduction des carnivores domestiques - quelques conseils
La reproduction des carnivores domestiques - quelques conseils

16/03/2022 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Quelques notions en reproduction des carnivores domestiques Par Amandine Clément, Docteur Vétérinaire, pour ChezmonvetoUn animal de compagnie représente une grande responsabilité et un engagement pour la vie. Aussi, il ne devrait être acquis ou adopté que sous condition d’une bonne connaissance de ses caractéristiques et de ses besoins.Depuis 2015, les animaux sont reconnus par le code civil comme êtres sensibles et l’idée de l’animal-objet doit être proscrite. Ainsi, toute personne impliquée dans la reproduction de ces espèces doit avoir conscience de ses devoirs vis-à-vis des nouvelles vies animales engendrées.❖ RéglementationEn octobre 2015, le gouvernement a publié une ordonnance(1) qui a modifié la définition de l’élevage et les conditions de vente des carnivores domestiques. Aussi, depuis le 1er janvier 2016, le commerce de ces animaux est régi par des mesures strictes, visant à garantir leur bien-être, à responsabiliser les éleveurs (dont les particuliers), à limiter les achats compulsifs et les abandons. Ces derniers sont considérés par le code pénal comme un acte de cruauté, au même titre que la maltraitance animale.Ainsi, toute personne qui possède une chienne ou une chatte qui fait une portée, et dont au moins un chiot ou un chaton est cédé à titre onéreux, est désormais obligé de se déclarer éleveur, numéro de SIREN faisant foi. Cette disposition ne concerne par la cession gratuite dont la mention doit être précisée sur l’annonce.L’élevage est une activité chronophage qui implique de la surveillance et des frais à ne pas négliger !❖ Quelques notions de physiologie chez le chien et le chatChez le chien, la femelle pubère a une activité sexuelle deux fois par an, en moyenne (sauf pour certaines races chez lesquelles les chaleurs ont lieu une fois par an). Le mâle, lui, est actif toute l’année dès sa puberté ! Il est capable de percevoir la présence d’une chienne en chaleurs jusqu’à plusieurs kilomètres à la ronde, d’où un risque élevé de fugue. Des pertes de sang et un gonflement vulvaire sont les signes principaux qui marquent le début des chaleurs (pro-œstrus d’une durée moyenne de 9 jours). Ces signaux sont très attractifs pour les mâles, pourtant, la chienne refuse l’accouplement. Puis, l’ovulation a lieu pendant l’œstrus, classiquement entre le 8ème et le 12ème jour après le début des chaleurs (grosso modo lorsque les pertes vulvaires se tarissent). L’accouplement peut alors avoir lieu durant cette période fertile, sous réserve qu’il n’y ait aucun frein comportemental ou physiologique. Raisonnablement, la mise à la reproduction est conseillée à partir de l’âge de 2 ans et il est préférable de ne pas dépasser l’âge de 6 ans (à adapter en fonction de la race).Les chattes entrent généralement en chaleur au printemps, jusqu’à l'automne. Les manifestations peuvent durer de quelques jours à quelques semaines, en moyenne 10 à 15 jours. Habituellement, le premier cycle de chaleurs est observé vers l'âge de six mois, cependant certaines peuvent les avoir dès quatre mois. Un nouveau cycle apparaît après deux ou trois semaines. L’ovulation est déclenchée par l’accouplement.❖ Favoriser la reproductionPour favoriser la reproduction des chiennes et des chattes, voici plusieurs conseils, à compléter avec ceux de votre vétérinaire, en lien avec la race de votre animal :- S'assurer que les vaccins sont à jour et les anticiper afin d’assurer la transmission d’un taux d’anticorps correct aux petits via le lait- Respecter un protocole de vermifugation avec des produits prescrits par le vétérinaire (au moment de la saillie, quinze jours avant la mise bas puis tous les quinze jours avec les petits)- Si possible, organiser des rencontres préliminaires entre le chien et la chienne afin de tester leur « compatibilité d’humeur » puis présenter la femelle au mâle lors de la période fertile et observer, de préférence, deux saillies à 48 heures d’intervalle- Contrôler la qualité et la quantité de l’alimentation : un aliment de type “croissance” doit être distribué dès la moitié de la gestation et jusqu'à la fin de l'allaitement- Un suivi médical régulier de votre animal par le vétérinaire traitant est recommandé (gynécologie, andrologie et obstétrique)Question curieuseCertains propriétaires pensent qu’il est préférable que leur chienne (ou chatte) ait une portée ou que leur chien s'accouple au moins une fois dans leur vie. Le Pr Alain Fontbonne, spécialiste en reproduction animale à l'EnvA, évoque certains stéréotypes ou clichés sur ce sujet. Pour les Kids : Le sais-tu ?Lors de l’accouplement, les chiens peuvent rester « coincés » par le train arrière durant 15 minutes en moyenne. Il s’agit de la phase du « nouage ».Pour en savoir plus- Site du ministère de l’économie, des finances et de la relance : https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Publications/Vie-pratique/Fiches-pratiques/Animal-de-compagnie- [Pour les professionnels - Site internet & vidéos] Centre dédié à l’élevage, la reproduction et la pédiatrie canine et féline à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse : https://www.neocare.pro/. (1) Ordonnance n° 2015-1243 du 7/10/2015 relative au commerce et à la protection des animaux de compagnie parue au JORF du 8/10/2015.Références1. Lachapèle D. La Semaine Vétérinaire - Supplément ASV n°96, février 2016. Dossier « Elevage et ventedes animaux de compagnie : la réglementation change ! »2. Fiches « Nos conseils en reproduction des Animaux de compagnie » du Centre Hospitalier UniversitaireVétérinaire Oniris Nantes - https://chuv.oniris-nantes.fr/accueil/fiches-conseils/3. Sites internet cités dans cette fiche conseils

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